LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LE CHEIKH AL SABAH CONTRE L'OLP
Introduction :
Ce chapitre est l'un des plus importants de cette série éducative dont le but est d'éclairer la lanterne des lecteurs de ce site. Lecteurs de ce site dont l'incompréhension n'a d'égal qu'en la naïveté et la faiblesse intellectuelle. Votre toxico-révolution néfaste en est une preuve flagrante.
Les révolutions Arabes n'étaient qu'un moyen astucieux de briser des régimes stables qui garantissaient une certaine laïcité doublée d'un modernisme, a des sociétés Arabes assiégées depuis des décennies par l'Islamisme, phénomène colonial qui sera bientôt létal au monde Arabe.
Et ce complot macabre n'a pas échappé au Sadikien, à l'orphelin de Bourguiba, et a l'agent secret de Ben Ali que je suis. Les hommes et les femmes de ma race sont trop intelligents, et pour nous les agents des autres services secrets comme ceux de la CIA ne sont que des amateurs et des incultes.
Avant le 11 Septembre 2001, nous avions mis en garde par exemple les Etats Unis contre l'islamisme pour ne recevoir en retour que des critiques injustes d'Hillary Clinton. Nous sommes intelligents sans avoir des milliards de dollars et 800 bases militaires dans le monde.
Il y eut un temps d'ailleurs, où le monde tournait autour de la Tunisie car notre force en pays sans ressources a été longtemps nos cerveaux. Nous roulons les « r » quand nous parlons Français certes, mais notre élite a battu la France coloniale intellectuellement et par un bras de fer de résistance glorieux.
C'est à nous autres Bourguibistes de dire aux Français « Je vous ai compris », car il est vrai que nous avons battu la France coloniale en utilisant ses mêmes armes intellectuelles. En d'autres termes, nous autres nationalistes « avons compris » les secrets intellectuels de la France et les avons utilisé comme arme contre cette puissance coloniale qui a un moment donné semblait imbattable face aux Arabes pauvres que nous étions.
Notre modernisme a battu l'occident et bâti une nation fière et moderne, allant jusqu'à libérer la femme, et bien sûr si vous êtes intelligents, ce que je doute grandement, vous aurez compris que le phénomène de recolonisation implique justement un renversement de la vapeur chez les peuples Arabes pour en faire des hordes de cet Islam fanatique qui les maintiendra dans un état de léthargie recolonisable. En d'autres termes, replonger les Arabes dans une pratique intense de l'Islam revient à les affaiblir et les rendre plus dépendants de l'occident. Et au contraire, faire des Arabes des peuples modernes et plus ou moins laïques, revient à créer une explosion de modernisme et de progrès intellectuel qui se traduiront par un progrès économique et industriel, et par une indépendance par rapport aux puissances coloniales. Ce que ces puissances colonialo-sionistes qui menacent le monde Arabe veulent empêcher à tout prix.
Et avant de finir cette introduction, rappelez-vous nos négociations avec la France a Rambouillet ou ailleurs quand nous utilisions le mot « dignité » avec nos interlocuteurs envoyés par le général De Gaulle. Qui ne se souvient pas de ce mot que nous sortions comme un atout dans nos manches à chaque réunion et afin d'obtenir concession après concession de cette puissance coloniale que j'ai toute ma vie hais de toutes mes forces.
Le mot « dignité » à l'époque était étroitement associé la décolonisation par étape de Bourguiba, à l'indépendance, et à la souveraineté.
Ce mot que nous utilisons a tire-larigot lors de nos réunions qui ont précédé la signature du traité de l'indépendance, vous l'avez bafoué et associé a jamais a la recolonisation de la Tunisie, a John McCain et a Joe Liebermann, et aux autres sionistes de ce monde qui ont fait que le monde Arabe brule d'Est en Ouest.
Les jeunes, moins jeunes, les vieillards fourbes, les islamistes fanatiques financés par le Qatar, les toxicomanes, les blogueurs, vous êtes l'anti-génération de la décolonisation.
Vos actions d'ignares et de traitres ont fait que la Tunisie signera bientôt un nouveau traité du Bardo avec Washington ou même Israël.
CHAPITRE 1
L'impact des banques islamiques sur le Koweït constitue l'exemple le plus pur de l'effet qu'eut la finance islamique sur la radicalisation du Moyen Orient.
Et comme mentionné dans mes chapitres précédents, le mécanisme est toujours le même. Une banque islamique s'installe dans une certaine capitale d'un certain pays musulman pour devenir immédiatement une base d'action d'hommes d'affaires appartenant à la confrérie des frères musulmans et d'activistes de l'islam radical. Cette banque crée petit à petit une armée de fidèles collaborateurs tout en établissant des alliances financières avec des hommes politiques. La banque finance et renforce des institutions islamiques comme des mosquées, des organismes de charité, mais aussi des affaires diverses. Et le résultat est la création d'un groupe de millionnaires islamistes qui s'activeront à changer le visage laïque et moderne d'une société donnée en une société rétrograde et sous développée.
En Tunisie, les exemples d'hommes d'affaires Tunisiens ayant plongé dans la corruption islamiste en trahison totale de la Tunisie républicaine et moderne de Bourguiba et de Ben Ali abondent. Et l'exemple le plus flagrant est celui de cet homme d'affaires aux activités islamistes louches nommé A. M. et qui doit sa fortune à des alliances avec diverses corporations islamiques d'Arabie Saoudite. Et donc pas étonnant que dans un contexte d'élections frauduleuses garantissant la victoire des islamistes Tunisiens, A. M. aura été celui dont la main tendue a Enahdha a été la plus généreuse dans le cadre du financement de partis politiques d'une Tunisie gérée par la CIA et le Qatar.
Mais revenons au Koweït.
Vos cerveaux spongieux de révolutionnaires toxicomanes ne sont pas sans ignorer que contrairement à l'Arabie Saoudite berceau du Wahhabisme, le Koweït fut pendant longtemps un petit état riche en pétrole plus libéral que les autres contrées de la Péninsule Arabique. Cette tendance à la modernité sera toutefois anéantie dans les années 1970 lorsque la famille Al Sabah s'alliera aux islamistes et à leurs banques du fanatisme pour contrer un mouvement nationaliste Arabe moderne devenu de plus en plus gênant. Et le moyen par lequel le Koweït plongera dans l'arriération et le fanatisme aura un seul nom : la Kuweit Finance House.
En revenant à l'histoire du Koweït, l'on remarque que contrairement au Qatar et aux autres Emirats de la Péninsule Arabique, ce petit état a toujours échappé aux griffes des Wahhabites de Ryadh. Pendant longtemps ce territoire riche en pétrole était géré par une famille royale composée en majorité de playboys et de coureurs de jupons, et maintenue au pouvoir par Londres et son empire. Et le Koweït, pays artificiellement créé à partir d'un morceau de l'Irak et de l'empire Ottoman, aura vu en quelques décennies sa production pétrolière doubler, ce qui créa une grande convoitise chez le voisin Irakien, contenue par les forces de sa majesté la Reine d'Angleterre. Un des moyens de protéger le Koweït de l'Irak fut de lui accorder son indépendance de la couronne Britannique en 1961. L'on connait aussi l'attaque du Koweït par Saddam Hussein qui déclenchera la création de la coalition de la première guerre du Golfe.
Jusqu'en 1961, le Koweït n'était qu'un état satellite de l'empire Britannique dont le fonctionnement dépendait grandement de fonctionnaires, d'officiers, et d'ingénieurs du pétrole Britanniques. L'entente qui a toujours existé entre la famille royale Koweitienne et l'Angleterre portait sur une protection militaire de Londres en échange d'un accès sans limites aux champs pétrolifères Koweitiens. Londres donnait aussi une partie des revenus du pétrole à la famille royale du Koweït. Il est intéressant de noter qu'à cette époque, le Koweït jouissait d'une société libérale ayant un parlement et des medias indépendantes. Il y avait d'ailleurs un semblant de débat politique libre et démocratique au Koweït, a la grande différence avec le reste de la péninsule Arabique. Et il y a lieu de remarquer que la population Koweitienne de souche qui n'était pas habituée à travailler, autorisait l'émigration de milliers de travailleurs Asiatiques, mais aussi Palestiniens.
Cette émigration de Palestiniens sera la cause de grands conflits futurs au Koweït.
CHAPITRE 1
Et si l'on étudie les mémoires d'un certain Talcott Seelye que j'ai pu rencontrer car il fut ambassadeur des Etats Unis à Tunis de 1972 à 1976, mais qui était aussi agent de la CIA au Koweït dans les années 1950, il y aurait eu à cette époque une vague de nationalisme Arabe et de Nassérisme qui aurait même touché la famille Al Sabah elle-même. Et la révolution en Irak de 1958 qui causa la chute du roi face à une vague de communisme et de nationalisme Arabe, aurait même eut le support du Cheikh Jabr Al-Sabah lui-même. Avec les années, la population Palestinienne ira en augmentant au Koweït, et le sentiment de nationalisme Arabe ira en se renforçant, même si le Koweït à cette époque était entièrement sous contrôle Britannique. Et au début des années 1960, les Palestiniens représenteront une classe active importante ayant mêmes des intellectuels en plus de milliers d'étudiants. La confrontation avec la minorité islamiste Koweitienne ne se fera pas attendre.
Comme vous avez pu le remarquer, l'ancien agent secret de Ben Ali que je suis, est très friand de rapports historiques des autres services secrets du monde contemporain, car ils sont intéressants à plus d'un titre. Ils ont tendance à montrer la compréhension d'un pays donné des autres cultures et civilisations. Par exemple, les rapports des services secrets Français et Italiens sont en général les plus réalistes et les plus précis. Il y a bien sur le facteur géographique. Plus un pays est éloigné et plus ses services secrets auront tendance à être flous dans leur évaluation de la dynamique politique d'un pays donné. Les Etats Unis ont tendance à émettre des milliers de rapports d'intelligence car leurs moyens comme le nombre de leurs agents, sont importants. Il y a toutefois un grand facteur culturel dans les rapports de la CIA et ceux-ci ont tendance a été soigneux certes, mais aussi naïfs et parfois incompréhensibles dans les théories qu'ils échelonnent. Par exemple, à la veille de la guerre du Vietnam, la CIA était convaincue que la Chine allait envahir le Vietnam. Elle ignorait cependant qu'il existait entre la Chine et le Vietnam une tradition de respect mutuel des territoires qui remontait à des milliers d'années, et que donc la Chine n'envahirait jamais le Vietnam mais se limiterait plutôt à une aide militaire de ce pays. C'est ce rapport erroné de la CIA concernant la Chine et le Vietnam qui a entre autres poussé les Etats Unis à s'impliquer militairement en Asie du Sud Est, avec les conséquences que l'on connait.
En Tunisie, nous avons gardé le système de la France coloniale et nos dossiers de renseignement sont souvent très détaillés, et sous forme non informatisée et même écrite à la main. Notre culture de pays ancien et millénaire associée à un esprit de rigueur Bourguibien a fait de nous les flics et les espions les plus intelligents au monde. Il vous suffit d'entamer une discussion politique avec un diplomate de l'époque de Bourguiba ou de Ben Ali pour vous rendre compte de ce pragmatisme et de cette supériorité intellectuelle. Et la preuve, nous n'avons jamais souffert de grandes attaques terroristes, contrairement à l'Algérie par exemple.
Dans les années 1950, la CIA était très présente au Koweït et avait même infiltré l'assemblée Nationale Koweitienne et enregistré plusieurs débats. Et les rapports émanant de ces débats traduits par la CIA auraient montré une minorité d'islamistes Koweitien certes, mais de plus en plus hostiles face aux nationalistes Koweitiens. Ces islamistes en petit nombre et désorganisés, auraient même débuté un semblant de campagne contre la famille Al Sabah. La raison étant que les frères musulmans eux même commençaient à infiltrer le Koweït.
Mais qui étaient ces nationalistes Palestiniens qui commençaient à s'imposer au Koweït?
Il s'agissait en fait d'une élite Arabe redoutable pour Israël, puisqu'elle était la lignée directe du Mouvement Nationaliste Arabe fondé par un homme qui représente pour moi un des plus grands héros du monde Arabe contemporain, ce qu'aucun de vous révolutionnaires qui avez vendu votre pays a l'empire colonialo-sioniste, ne serez même dans des siècles.
Et cet homme avait pour nom : George Habash.
CHAPITRE 3
Dans les années 1940, George Habash créa le Mouvement Nationaliste Arabe (MNA), et plus tard cet homme fondera aussi le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), mouvement qui donnera pendant longtemps des insomnies à Golda Mayer. Le MNA obtiendra rapidement la bénédiction de Nasser et du Parti Socialiste Baath, et aura en peu de temps des millions d'adeptes Palestiniens dans le monde, de Beyrouth à Amman, en passant par le Koweït. Et des rapports de la CIA établiront que pratiquement tous les Palestiniens du Koweït étaient des membres du MNA, prônant un pan-arabisme qui inquiétait Washington et Tel-Aviv. Ce MNA s'étendra rapidement au Koweitiens eux-mêmes, touchant la classe riche Koweitienne, mais aussi des membres de la famille Royale Al Sabah.
Les Al Sabah y verront une grande menace et comme Sadate en Egypte et BCE en Tunisie, ils feront appel aux islamistes pour contrer ce mouvement qui menaçait de renverser leur monarchie soutenue par Londres.
Et la man'uvre des Al Sabah sera comme celle de Sadate et de BCE : à la fois astucieuse, lâche, et machiavélique. En 1976, dans un coup de théâtre politique, les Al Sabah ordonneront une dissolution du parlement Koweitien et tendront la main aux islamistes Koweitiens alliés des frères musulmans d'Egypte. Et l'inspiration des Al Sabah aura pour source la Jordanie du Roi Hussein et la triste histoire du Septembre noir. Et vos cerveaux de toxicomanes se souviendront bien sûr qu'en Septembre 1970, le roi Hussein de Jordanie aura utilisé les islamistes Jordaniens pour écraser dans le sang l'insurrection des nationalistes Palestiniens. Car ce pays qu'était la Jordanie, ou un souverain Hachémite fut installé au pouvoir par Laurence d'Arabie, Churchill, et des membres du bureau du MI6 du Caire, aura accumulé à travers les années une population importante de réfugiés Palestiniens. Lors du massacre du Septembre noir, le roi Hussein de Jordanie, souverain-marionnette dégoutant et antipathique de Londres, mobilisa tout d'abord la classe bédouine de ses forces armées qui lui était traditionnellement fidèle. Celle-ci fut rapidement aidée par les islamistes dans un massacre de civils Palestiniens destiné à affaiblir les forces de l'OLP. C'est justement ce massacre odieux qui aura inspiré aux Al Sabah d'utiliser une stratégie identique contre les Palestiniens Nationalistes du Koweït.
Il est intéressant de noter que dans les années 1950, aucune femme Arabe ne portait de voile au Koweït. Dans les mosquées du Koweït de cette époque, l'on ne trouvait que des vieillards en recueillement. La majorité des Koweitiens croyaient en une religion faisant partie de la vie privée et non de la vie politique. Les frères musulmans d'Egypte ont commencé à infiltrer le Koweït vers l'année 1962. Et c'est seulement vers le milieu des années 1970 que le Cheikh Al Sabah et les islamistes commencèrent une union stratégique. La dissolution de l'assemblée nationale Koweitienne par le Cheikh Al Sabah fut une geste stratégique destiné à neutraliser une montée en puissance des nationalistes Arabes comprenant dans leur rang des membres du parti de George Habash. Le Cheikh Al Sabah se sentait supplanté intellectuellement et politiquement. La dissolution de l'assemblée nationale sera la porte d'entrée des islamistes Koweitiens au gouvernement et pour la première fois le Cheikh Al Sabah nommera un islamiste comme ministre des affaires religieuse. Et c'est justement ce ministre des affaires religieuses Koweitien qui sera derrière la fondation de la Kuweit House of Finance (KHF) en 1977. Cette banque aura bien sur tout le soutien des frères musulmans et en un lapse de temps très court, deviendra la deuxième plus grosse institution financière du Koweït. Cette banque sera le symbole de l'union de la famille Al Sabah avec les islamistes Koweitiens et les frères musulmans d'Egypte, et si 48% de ses actions appartiendront au gouvernement Koweitien, elle jouira d'un statut spécial et indépendant de la banque centrale Koweitienne. Cette banque aura l'effet spectaculaire de rallier la classe bédouine et loyale au Cheikh Al Sabah tout en éliminant du jeu la classe moyenne et riche du Koweït moderne. Cette banque sera le mariage catastrophique des islamistes Koweitiens avec la classe bédouine Koweitienne loyale à Al Sabah, créant immédiatement un groupe d'opposition puissant aux laïques et aux modernistes Koweitiens.
CHAPITRE 4
Et pis que ça, lors de l'élection parlementaire de 1981, les islamistes Koweitiens gagneront pour la première fois des sièges à l'assemblée nationale et par leur organisation extrême élimineront du jeu politique les nationalistes et les pan-arabistes, avec bien sur le support du Cheikh Al Sabah lui-même. Et la Kuweit House of Finance fera de ces islamistes lancés en politique, des hommes riches et puissants qui s'adonneront non seulement aux affaires mais au jeu de la corruption politique en influençant le reste de la classe politique Koweitienne par des dons en argent.
La KHF financera des groupes fanatiques armés en Egypte, en Algérie, et en Afghanistan. Cette banque sera aussi derrière des organismes de charités islamiques et l'ouverture d'école Coraniques. Et fait intéressant, cette banque sera derrière l'organisation de concours de récitation du Coran, un phénomène unique au Koweït.
Cette banque aura rapidement la valeur d'un milliard de dollars, et par son influence elle procèdera à une islamisation de l'éducation au Koweït. Le ministre de l'éducation procèdera à une islamisation de l'éducation, mais aussi à une islamisation des chaines de télévision en appliquant une censure stricte. Le Koweït sera aussi submergé de prédicateurs de l'Islam radical et des cassettes de prêches haineuses seront en vente partout.
Un phénomène qui vous évoque surement vous nouvelle Tunisie de la dignité et de la liberté.
Finalement, la finance islamique au Koweït aura réussi une radicalisation rapide de cette société qui fut au début exceptionnellement moderne. Mais pis que ça, elle fut derrière le support financier de groupes terroristes appartenant à Al Qaeda sous le nez de l'occident.
Et si à la fin des années 1970, les Etats Unis préparaient l'infrastructure du Jihad islamique contre l'URSS en Afghanistan, deux alliés importants des Etats Unis à savoir Israël et la Jordanie, préparaient eux aussi un mini-Jihad en mobilisant les fanatiques de l'Islam contre la Syrie de Hafez Al Assad et contre l'OLP.
Deux évènements tristes du Moyen Orient et de la cause Arabe dont je parlerai dans mes prochains chapitres.
F.M. Alias JOHN WAYNE
Ancien Elève au Collège Sadiki
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne.
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali.
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement.
Introduction :
Ce chapitre est l'un des plus importants de cette série éducative dont le but est d'éclairer la lanterne des lecteurs de ce site. Lecteurs de ce site dont l'incompréhension n'a d'égal qu'en la naïveté et la faiblesse intellectuelle. Votre toxico-révolution néfaste en est une preuve flagrante.
Les révolutions Arabes n'étaient qu'un moyen astucieux de briser des régimes stables qui garantissaient une certaine laïcité doublée d'un modernisme, a des sociétés Arabes assiégées depuis des décennies par l'Islamisme, phénomène colonial qui sera bientôt létal au monde Arabe.
Et ce complot macabre n'a pas échappé au Sadikien, à l'orphelin de Bourguiba, et a l'agent secret de Ben Ali que je suis. Les hommes et les femmes de ma race sont trop intelligents, et pour nous les agents des autres services secrets comme ceux de la CIA ne sont que des amateurs et des incultes.
Avant le 11 Septembre 2001, nous avions mis en garde par exemple les Etats Unis contre l'islamisme pour ne recevoir en retour que des critiques injustes d'Hillary Clinton. Nous sommes intelligents sans avoir des milliards de dollars et 800 bases militaires dans le monde.
Il y eut un temps d'ailleurs, où le monde tournait autour de la Tunisie car notre force en pays sans ressources a été longtemps nos cerveaux. Nous roulons les « r » quand nous parlons Français certes, mais notre élite a battu la France coloniale intellectuellement et par un bras de fer de résistance glorieux.
C'est à nous autres Bourguibistes de dire aux Français « Je vous ai compris », car il est vrai que nous avons battu la France coloniale en utilisant ses mêmes armes intellectuelles. En d'autres termes, nous autres nationalistes « avons compris » les secrets intellectuels de la France et les avons utilisé comme arme contre cette puissance coloniale qui a un moment donné semblait imbattable face aux Arabes pauvres que nous étions.
Notre modernisme a battu l'occident et bâti une nation fière et moderne, allant jusqu'à libérer la femme, et bien sûr si vous êtes intelligents, ce que je doute grandement, vous aurez compris que le phénomène de recolonisation implique justement un renversement de la vapeur chez les peuples Arabes pour en faire des hordes de cet Islam fanatique qui les maintiendra dans un état de léthargie recolonisable. En d'autres termes, replonger les Arabes dans une pratique intense de l'Islam revient à les affaiblir et les rendre plus dépendants de l'occident. Et au contraire, faire des Arabes des peuples modernes et plus ou moins laïques, revient à créer une explosion de modernisme et de progrès intellectuel qui se traduiront par un progrès économique et industriel, et par une indépendance par rapport aux puissances coloniales. Ce que ces puissances colonialo-sionistes qui menacent le monde Arabe veulent empêcher à tout prix.
Et avant de finir cette introduction, rappelez-vous nos négociations avec la France a Rambouillet ou ailleurs quand nous utilisions le mot « dignité » avec nos interlocuteurs envoyés par le général De Gaulle. Qui ne se souvient pas de ce mot que nous sortions comme un atout dans nos manches à chaque réunion et afin d'obtenir concession après concession de cette puissance coloniale que j'ai toute ma vie hais de toutes mes forces.
Le mot « dignité » à l'époque était étroitement associé la décolonisation par étape de Bourguiba, à l'indépendance, et à la souveraineté.
Ce mot que nous utilisons a tire-larigot lors de nos réunions qui ont précédé la signature du traité de l'indépendance, vous l'avez bafoué et associé a jamais a la recolonisation de la Tunisie, a John McCain et a Joe Liebermann, et aux autres sionistes de ce monde qui ont fait que le monde Arabe brule d'Est en Ouest.
Les jeunes, moins jeunes, les vieillards fourbes, les islamistes fanatiques financés par le Qatar, les toxicomanes, les blogueurs, vous êtes l'anti-génération de la décolonisation.
Vos actions d'ignares et de traitres ont fait que la Tunisie signera bientôt un nouveau traité du Bardo avec Washington ou même Israël.
CHAPITRE 1
L'impact des banques islamiques sur le Koweït constitue l'exemple le plus pur de l'effet qu'eut la finance islamique sur la radicalisation du Moyen Orient.
Et comme mentionné dans mes chapitres précédents, le mécanisme est toujours le même. Une banque islamique s'installe dans une certaine capitale d'un certain pays musulman pour devenir immédiatement une base d'action d'hommes d'affaires appartenant à la confrérie des frères musulmans et d'activistes de l'islam radical. Cette banque crée petit à petit une armée de fidèles collaborateurs tout en établissant des alliances financières avec des hommes politiques. La banque finance et renforce des institutions islamiques comme des mosquées, des organismes de charité, mais aussi des affaires diverses. Et le résultat est la création d'un groupe de millionnaires islamistes qui s'activeront à changer le visage laïque et moderne d'une société donnée en une société rétrograde et sous développée.
En Tunisie, les exemples d'hommes d'affaires Tunisiens ayant plongé dans la corruption islamiste en trahison totale de la Tunisie républicaine et moderne de Bourguiba et de Ben Ali abondent. Et l'exemple le plus flagrant est celui de cet homme d'affaires aux activités islamistes louches nommé A. M. et qui doit sa fortune à des alliances avec diverses corporations islamiques d'Arabie Saoudite. Et donc pas étonnant que dans un contexte d'élections frauduleuses garantissant la victoire des islamistes Tunisiens, A. M. aura été celui dont la main tendue a Enahdha a été la plus généreuse dans le cadre du financement de partis politiques d'une Tunisie gérée par la CIA et le Qatar.
Mais revenons au Koweït.
Vos cerveaux spongieux de révolutionnaires toxicomanes ne sont pas sans ignorer que contrairement à l'Arabie Saoudite berceau du Wahhabisme, le Koweït fut pendant longtemps un petit état riche en pétrole plus libéral que les autres contrées de la Péninsule Arabique. Cette tendance à la modernité sera toutefois anéantie dans les années 1970 lorsque la famille Al Sabah s'alliera aux islamistes et à leurs banques du fanatisme pour contrer un mouvement nationaliste Arabe moderne devenu de plus en plus gênant. Et le moyen par lequel le Koweït plongera dans l'arriération et le fanatisme aura un seul nom : la Kuweit Finance House.
En revenant à l'histoire du Koweït, l'on remarque que contrairement au Qatar et aux autres Emirats de la Péninsule Arabique, ce petit état a toujours échappé aux griffes des Wahhabites de Ryadh. Pendant longtemps ce territoire riche en pétrole était géré par une famille royale composée en majorité de playboys et de coureurs de jupons, et maintenue au pouvoir par Londres et son empire. Et le Koweït, pays artificiellement créé à partir d'un morceau de l'Irak et de l'empire Ottoman, aura vu en quelques décennies sa production pétrolière doubler, ce qui créa une grande convoitise chez le voisin Irakien, contenue par les forces de sa majesté la Reine d'Angleterre. Un des moyens de protéger le Koweït de l'Irak fut de lui accorder son indépendance de la couronne Britannique en 1961. L'on connait aussi l'attaque du Koweït par Saddam Hussein qui déclenchera la création de la coalition de la première guerre du Golfe.
Jusqu'en 1961, le Koweït n'était qu'un état satellite de l'empire Britannique dont le fonctionnement dépendait grandement de fonctionnaires, d'officiers, et d'ingénieurs du pétrole Britanniques. L'entente qui a toujours existé entre la famille royale Koweitienne et l'Angleterre portait sur une protection militaire de Londres en échange d'un accès sans limites aux champs pétrolifères Koweitiens. Londres donnait aussi une partie des revenus du pétrole à la famille royale du Koweït. Il est intéressant de noter qu'à cette époque, le Koweït jouissait d'une société libérale ayant un parlement et des medias indépendantes. Il y avait d'ailleurs un semblant de débat politique libre et démocratique au Koweït, a la grande différence avec le reste de la péninsule Arabique. Et il y a lieu de remarquer que la population Koweitienne de souche qui n'était pas habituée à travailler, autorisait l'émigration de milliers de travailleurs Asiatiques, mais aussi Palestiniens.
Cette émigration de Palestiniens sera la cause de grands conflits futurs au Koweït.
CHAPITRE 1
Et si l'on étudie les mémoires d'un certain Talcott Seelye que j'ai pu rencontrer car il fut ambassadeur des Etats Unis à Tunis de 1972 à 1976, mais qui était aussi agent de la CIA au Koweït dans les années 1950, il y aurait eu à cette époque une vague de nationalisme Arabe et de Nassérisme qui aurait même touché la famille Al Sabah elle-même. Et la révolution en Irak de 1958 qui causa la chute du roi face à une vague de communisme et de nationalisme Arabe, aurait même eut le support du Cheikh Jabr Al-Sabah lui-même. Avec les années, la population Palestinienne ira en augmentant au Koweït, et le sentiment de nationalisme Arabe ira en se renforçant, même si le Koweït à cette époque était entièrement sous contrôle Britannique. Et au début des années 1960, les Palestiniens représenteront une classe active importante ayant mêmes des intellectuels en plus de milliers d'étudiants. La confrontation avec la minorité islamiste Koweitienne ne se fera pas attendre.
Comme vous avez pu le remarquer, l'ancien agent secret de Ben Ali que je suis, est très friand de rapports historiques des autres services secrets du monde contemporain, car ils sont intéressants à plus d'un titre. Ils ont tendance à montrer la compréhension d'un pays donné des autres cultures et civilisations. Par exemple, les rapports des services secrets Français et Italiens sont en général les plus réalistes et les plus précis. Il y a bien sur le facteur géographique. Plus un pays est éloigné et plus ses services secrets auront tendance à être flous dans leur évaluation de la dynamique politique d'un pays donné. Les Etats Unis ont tendance à émettre des milliers de rapports d'intelligence car leurs moyens comme le nombre de leurs agents, sont importants. Il y a toutefois un grand facteur culturel dans les rapports de la CIA et ceux-ci ont tendance a été soigneux certes, mais aussi naïfs et parfois incompréhensibles dans les théories qu'ils échelonnent. Par exemple, à la veille de la guerre du Vietnam, la CIA était convaincue que la Chine allait envahir le Vietnam. Elle ignorait cependant qu'il existait entre la Chine et le Vietnam une tradition de respect mutuel des territoires qui remontait à des milliers d'années, et que donc la Chine n'envahirait jamais le Vietnam mais se limiterait plutôt à une aide militaire de ce pays. C'est ce rapport erroné de la CIA concernant la Chine et le Vietnam qui a entre autres poussé les Etats Unis à s'impliquer militairement en Asie du Sud Est, avec les conséquences que l'on connait.
En Tunisie, nous avons gardé le système de la France coloniale et nos dossiers de renseignement sont souvent très détaillés, et sous forme non informatisée et même écrite à la main. Notre culture de pays ancien et millénaire associée à un esprit de rigueur Bourguibien a fait de nous les flics et les espions les plus intelligents au monde. Il vous suffit d'entamer une discussion politique avec un diplomate de l'époque de Bourguiba ou de Ben Ali pour vous rendre compte de ce pragmatisme et de cette supériorité intellectuelle. Et la preuve, nous n'avons jamais souffert de grandes attaques terroristes, contrairement à l'Algérie par exemple.
Dans les années 1950, la CIA était très présente au Koweït et avait même infiltré l'assemblée Nationale Koweitienne et enregistré plusieurs débats. Et les rapports émanant de ces débats traduits par la CIA auraient montré une minorité d'islamistes Koweitien certes, mais de plus en plus hostiles face aux nationalistes Koweitiens. Ces islamistes en petit nombre et désorganisés, auraient même débuté un semblant de campagne contre la famille Al Sabah. La raison étant que les frères musulmans eux même commençaient à infiltrer le Koweït.
Mais qui étaient ces nationalistes Palestiniens qui commençaient à s'imposer au Koweït?
Il s'agissait en fait d'une élite Arabe redoutable pour Israël, puisqu'elle était la lignée directe du Mouvement Nationaliste Arabe fondé par un homme qui représente pour moi un des plus grands héros du monde Arabe contemporain, ce qu'aucun de vous révolutionnaires qui avez vendu votre pays a l'empire colonialo-sioniste, ne serez même dans des siècles.
Et cet homme avait pour nom : George Habash.
CHAPITRE 3
Dans les années 1940, George Habash créa le Mouvement Nationaliste Arabe (MNA), et plus tard cet homme fondera aussi le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), mouvement qui donnera pendant longtemps des insomnies à Golda Mayer. Le MNA obtiendra rapidement la bénédiction de Nasser et du Parti Socialiste Baath, et aura en peu de temps des millions d'adeptes Palestiniens dans le monde, de Beyrouth à Amman, en passant par le Koweït. Et des rapports de la CIA établiront que pratiquement tous les Palestiniens du Koweït étaient des membres du MNA, prônant un pan-arabisme qui inquiétait Washington et Tel-Aviv. Ce MNA s'étendra rapidement au Koweitiens eux-mêmes, touchant la classe riche Koweitienne, mais aussi des membres de la famille Royale Al Sabah.
Les Al Sabah y verront une grande menace et comme Sadate en Egypte et BCE en Tunisie, ils feront appel aux islamistes pour contrer ce mouvement qui menaçait de renverser leur monarchie soutenue par Londres.
Et la man'uvre des Al Sabah sera comme celle de Sadate et de BCE : à la fois astucieuse, lâche, et machiavélique. En 1976, dans un coup de théâtre politique, les Al Sabah ordonneront une dissolution du parlement Koweitien et tendront la main aux islamistes Koweitiens alliés des frères musulmans d'Egypte. Et l'inspiration des Al Sabah aura pour source la Jordanie du Roi Hussein et la triste histoire du Septembre noir. Et vos cerveaux de toxicomanes se souviendront bien sûr qu'en Septembre 1970, le roi Hussein de Jordanie aura utilisé les islamistes Jordaniens pour écraser dans le sang l'insurrection des nationalistes Palestiniens. Car ce pays qu'était la Jordanie, ou un souverain Hachémite fut installé au pouvoir par Laurence d'Arabie, Churchill, et des membres du bureau du MI6 du Caire, aura accumulé à travers les années une population importante de réfugiés Palestiniens. Lors du massacre du Septembre noir, le roi Hussein de Jordanie, souverain-marionnette dégoutant et antipathique de Londres, mobilisa tout d'abord la classe bédouine de ses forces armées qui lui était traditionnellement fidèle. Celle-ci fut rapidement aidée par les islamistes dans un massacre de civils Palestiniens destiné à affaiblir les forces de l'OLP. C'est justement ce massacre odieux qui aura inspiré aux Al Sabah d'utiliser une stratégie identique contre les Palestiniens Nationalistes du Koweït.
Il est intéressant de noter que dans les années 1950, aucune femme Arabe ne portait de voile au Koweït. Dans les mosquées du Koweït de cette époque, l'on ne trouvait que des vieillards en recueillement. La majorité des Koweitiens croyaient en une religion faisant partie de la vie privée et non de la vie politique. Les frères musulmans d'Egypte ont commencé à infiltrer le Koweït vers l'année 1962. Et c'est seulement vers le milieu des années 1970 que le Cheikh Al Sabah et les islamistes commencèrent une union stratégique. La dissolution de l'assemblée nationale Koweitienne par le Cheikh Al Sabah fut une geste stratégique destiné à neutraliser une montée en puissance des nationalistes Arabes comprenant dans leur rang des membres du parti de George Habash. Le Cheikh Al Sabah se sentait supplanté intellectuellement et politiquement. La dissolution de l'assemblée nationale sera la porte d'entrée des islamistes Koweitiens au gouvernement et pour la première fois le Cheikh Al Sabah nommera un islamiste comme ministre des affaires religieuse. Et c'est justement ce ministre des affaires religieuses Koweitien qui sera derrière la fondation de la Kuweit House of Finance (KHF) en 1977. Cette banque aura bien sur tout le soutien des frères musulmans et en un lapse de temps très court, deviendra la deuxième plus grosse institution financière du Koweït. Cette banque sera le symbole de l'union de la famille Al Sabah avec les islamistes Koweitiens et les frères musulmans d'Egypte, et si 48% de ses actions appartiendront au gouvernement Koweitien, elle jouira d'un statut spécial et indépendant de la banque centrale Koweitienne. Cette banque aura l'effet spectaculaire de rallier la classe bédouine et loyale au Cheikh Al Sabah tout en éliminant du jeu la classe moyenne et riche du Koweït moderne. Cette banque sera le mariage catastrophique des islamistes Koweitiens avec la classe bédouine Koweitienne loyale à Al Sabah, créant immédiatement un groupe d'opposition puissant aux laïques et aux modernistes Koweitiens.
CHAPITRE 4
Et pis que ça, lors de l'élection parlementaire de 1981, les islamistes Koweitiens gagneront pour la première fois des sièges à l'assemblée nationale et par leur organisation extrême élimineront du jeu politique les nationalistes et les pan-arabistes, avec bien sur le support du Cheikh Al Sabah lui-même. Et la Kuweit House of Finance fera de ces islamistes lancés en politique, des hommes riches et puissants qui s'adonneront non seulement aux affaires mais au jeu de la corruption politique en influençant le reste de la classe politique Koweitienne par des dons en argent.
La KHF financera des groupes fanatiques armés en Egypte, en Algérie, et en Afghanistan. Cette banque sera aussi derrière des organismes de charités islamiques et l'ouverture d'école Coraniques. Et fait intéressant, cette banque sera derrière l'organisation de concours de récitation du Coran, un phénomène unique au Koweït.
Cette banque aura rapidement la valeur d'un milliard de dollars, et par son influence elle procèdera à une islamisation de l'éducation au Koweït. Le ministre de l'éducation procèdera à une islamisation de l'éducation, mais aussi à une islamisation des chaines de télévision en appliquant une censure stricte. Le Koweït sera aussi submergé de prédicateurs de l'Islam radical et des cassettes de prêches haineuses seront en vente partout.
Un phénomène qui vous évoque surement vous nouvelle Tunisie de la dignité et de la liberté.
Finalement, la finance islamique au Koweït aura réussi une radicalisation rapide de cette société qui fut au début exceptionnellement moderne. Mais pis que ça, elle fut derrière le support financier de groupes terroristes appartenant à Al Qaeda sous le nez de l'occident.
Et si à la fin des années 1970, les Etats Unis préparaient l'infrastructure du Jihad islamique contre l'URSS en Afghanistan, deux alliés importants des Etats Unis à savoir Israël et la Jordanie, préparaient eux aussi un mini-Jihad en mobilisant les fanatiques de l'Islam contre la Syrie de Hafez Al Assad et contre l'OLP.
Deux évènements tristes du Moyen Orient et de la cause Arabe dont je parlerai dans mes prochains chapitres.
F.M. Alias JOHN WAYNE
Ancien Elève au Collège Sadiki
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne.
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali.
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement.
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