mardi 8 juillet 2014

L'ISLAM DETRUIRA LE MONDE ARABE LECON 14 :LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION (INTRODUCTION). 

Vous êtes un peuple que l'histoire a piégé comme ces moineaux qui jadis se prenaient dans ces pièges en cuivre que je posais sur les collines surplombant le village ou je suis né et où j'ai grandi. J'étais a l'époque trop jeune pour comprendre la signification de ces actes cruels que je regrette aujourd'hui, mais en ces temps sombres de la colonisation, j'étais pauvre, pieds nus, et surtout n'avait pas encore atteint l'étape glorieuse de franchir les portes de cette institution non moins sombre et non moins lugubre qu'étais le Collège Sadiki. 
Oui je regrette d'avoir causé la mort de ces créatures innocentes comme je ne regrette pas de m'être adonné pendant des décennies à une autre chasse : celle des islamistes Tunisiens voulant plonger la Tunisie dans un bain de sang. 
Les islamistes sont en effet les bêtes les plus dangereuses que l'homme puisse traquer de nos jours. Ils sont cruels, fanatiques, sournois, fourbes, et surtout cultivent en eux une espèce de fascination pour leur mort et celle d'autrui. 
Les islamistes ont pour mission de tuer, d'enlever la vie, d'aider les civils de ce monde a trépasser et cela dans une espèce de délire métaphysique mélangeant la notion de Dieu a celle d'êtres qui rendent l'âme en se vidant de leurs sang. 
Et tout cela pour une transaction en hydrocarbures remontant au début du siècle et alimentant les comptes Suisses de rois de la Péninsule Arabique oscillant entre des Pèlerinages et des prières a la Mecque, et des orgies ayant comme hôtes des prostituées Russes déplacées d'un bout du monde à l'autre avec l'argent de peuples de gueux par ce transport en commun qu'est l'aéronef privé. 
Comme ces moineaux qui se précipitaient sur les miettes de pain que j'effritais autour de ces pièges de fabrication artisanale, vous avez été gourmands et cupides avec l'histoire de votre Nation. 
Les Nations ont des destins tracés qui font que Dieu veuille à ce que leur peuples atteignent tôt ou tard une vie de dignité à condition que ces mêmes peuples ne se trahissent pas les uns les autres et n'utilisent pas l'arme du mensonge et de la mauvaise foi. 
L'homme qui trahi son pays a enclenché un mécanisme d'autodestruction pour sa terre et pour lui-même qui est souvent irrévocable. 
La Tunisie va s'autodétruire et rien ne pourra l'en empêcher. 
Comme le monde qui tourne avec ce mécanisme d'horloge de précision, l'histoire elle aussi a des règles et des principes qui sont intransigeants et impitoyables. 
Bourguiba a mentionné dans plusieurs de ses interviews que les fanatiques de l'Islam ont souvent coopéré avec les puissances coloniales. Pas étonnant donc le mépris que le Père de notre Nation avait pour les contrées de la Péninsule Arabique et leurs régimes et sociétés féodales, lui qui fut un pionnier de l'anticolonialisme. Bourguiba a toute sa vie été intransigeant avec les régimes de la Péninsule Arabique dont la force ne tenait qu'à des trahisons en série historiques des Nations Arabes avec l'empire de Sir Winston Churchill. 
L'on se rappellera aussi que la visite du Roi Faisal de Septembre 1966 en Tunisie n'aura pas eu l'effet désiré par le souverain Wahhabite de créer un bloc islamique incluant la Tunisie contre Nasser, et cela malgré les grandes différences qui existaient entre notre Combattant Suprême et le Raïs Egyptien qui d'ailleurs à cette époque hébergeait Ibrahim Ben Tobbal. 
Bourguiba ne mélangeait jamais les torchons et les serviettes, qualité que l'on a pu observer quand il n'accepta aucune aide ni coopération des forces de l'axe pendant la seconde guerre mondiale. L'intégrité de notre Président a été toute sa vie sans failles. 
Et comme vous pourrez le comprendre encore une fois après avoir lu ce chapitre, l'Islamisme et l'Islam économique sont nés d'une saga de trahisons l'une aussi abjecte que l'autre de fanatiques musulmans collaborant avec les puissances coloniales occidentales et avec Israël, afin de bâtir leur montée en puissance néfaste pour les peuples Arabes. 

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION (CHAPITRE 1). 

L'homme qui aura posé les fondements de l'islam économique était un membre du clergé Chiite Irakien nommé Mohamed Bakr Al Sadr, patriarche de la famille Al Sadr, et parent proche du rebelle Chiite Moktada Al Sadr dont l'armée du Mahdi a tenté de combattre les forces de George W. Bush en 2003. 
En 1960, Al Sadr publia un livre intitulé « Notre Economie », qui très vite devint la véritable Bible des théories économiques de l'Islam radical. Un des tomes de cet ouvrage publié en 1973, était intitulé « Les banques islamiques de non-usure » et traitait de la philosophie capitaliste et antisocialiste de l'Islam politique et économique. Mais Mohamed Bakr Al Sadr était aussi connu des services secrets occidentaux comme étant le fondateur d'une association terroriste appelée « Al Dawa » qui depuis les années 1950 se spécialisait dans les assassinats d'étudiants communistes et Marxistes du campus universitaire de Baghdâd. Et la force de cette organisation provenait d'un support logistique illimité de la SAVAK Iranienne qui était déterminée à détruire le parti Baath Irakien. Al Dawa était spécialisée dans les assassinats de personnalités politiques communistes au moyen de bombes. 
Lorsqu'il créa Al Dawa, Sadr avait comme associé l'Ayatollah Muhsin Al Hakim, fondateur d'une autre dynastie prônant un Islam radical et dont les descendants prendraient part en 2003 au régime de marionnettes installé par Paul Bremer, et en tant que membres du Conseil Suprême pour la Révolution Islamique Irakienne. Sadr et Hakim étaient connus dans les années 1950 comme étant fanatiques et sanguinaires. Et face à la montée du socialisme et du communisme Irakien, ces deux compères s'organiseront en une lutte sans merci. 
Dans les années 1950, la gauche Irakienne connaitra une forte ascension recrutant ses membres surtout au sein des bas-fonds Chiites de Baghdâd. La CIA émettra des rapports inquiétant Washington à cette époque, et décrivant le parti communiste Irakien comme la seule force politique en Irak mais surtout le parti représentant la majorité des Chiite Irakiens. Ce qui n'ira pas sans inquiéter Sadr et Hakim. Et l'autre phénomène remarqué sur le campus de l'université de Baghdâd était que des milliers de jeunes Chiites abandonnaient l'islam pour se joindre aux socialistes, au Baath, et au mouvement pro-Nasser. Le parti Al Dawa organisé entre autres par Mahdi Al Hakim, le fils de l'Ayatollah Al Hakim, se lancera dans une campagne de terreur. 
L'histoire du clergé Chiite Irakien a longtemps montré une forte tradition d'association au MI6 Britannique. Cette association aurait commencé plus d'un siècle avant les évènements des années 1950 en Irak. Et Londres était une ville bien connue pour être jumelée avec Najaf. En fait, de 1852 jusqu'à 1950, et en utilisant un système de paiement appelé Oudh Béquest, les services secrets Britanniques auraient maintenu des milliers de membres du clergé Chiite Irakien de Najaf et de Karbala, dans un système de salaires de la couronne Britannique. Le roi d'Irak, marionnette de la Reine d'Angleterre, sera destitué en 1958 et cette année verra une explosion de violence des Chiites Irakiens du parti Al Dawa, attaquant la gauche Irakienne sur le campus de Baghdâd. Et dans un contexte inédit de coopération sunnite-Chiite, Al Dawa s'associera aux frères musulmans d'Egypte. En 1960, les Chiites du parti Al Dawa et les frères musulmans d'Egypte formeront une association appelée « le Parti Islamique » et qui par un communiqué déclarera le communisme et le socialisme Irakien incompatible avec l'Islam. 
Cette philosophie Chiite d'antisocialisme Arabe sera la principale inspiration du jeune Prince Mohammed Al Faisal lorsqu'il décida de créer le Faisal Group, premier réseau gigantesque mondial de banques islamiques. Mohammed Al Faisal était le fils du Roi Faisal et frère du Prince Saoud Al Faisal, ministre des affaires étrangères Saoudien. Mohammed Al Faisal s'associera a Saleh Kamel, lui-même gendre du roi Fahd et fondateur du réseau Al Baraka Bank qui possède plusieurs succursales en Tunisie. L'association de Mohammed Al Faisal et de Salah Kamel changera le visage du Moyen Orient par cette expansion de l'islam économique, vecteur d'un islam fanatique et sanguinaire. L'Islam économique sera rapidement vu par des militants de l'Islam radical comme un moyen de faire avancer leur cause dans le monde. Les banques islamiques deviendront même le moyen le plus sûr de financer le terrorisme et le trafic d'armes et cela sous le nez d'institutions comme la CIA ou la Citibank. 

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION (CHAPITRE 2). 

Il est juste de déclarer que les plus grands fanatiques de l'islam radical de ce siècle contemporain ont tous été impliqués dans ce phénomène de la finance islamique, souvent sous le haut patronage de Mohammed Al Faisal, et que la plupart étaient des frères musulmans. 
Et l'on doit se rappeler que lorsque Sayed Qotb écrivit son livre « La Justice Sociale en Islam » avant d'être pendu par Nasser en 1966, il y avait déclaré que l'Islam radical devait un jour développer sa propre doctrine économique. 
Un fanatique hideux comme Youssef Al Qaradawi qui prêcha la haine et la violence pendant des décennies se retrouvera a un moment donné installé au Qatar et membre du « Board » de plusieurs banques islamiques. 
Un autre fanatique des frères musulman nommé Mohamed Al Ghazali qui aura trouvé refuge dans les Pays du Golfe, produira de nombreux articles sur « Les questions économiques de l'Islam ». 
Mais l'homme qui aura commencé la mascarade de l'économie islamique en Egypte aura été Ahmed Al Najjar, banquier Egyptien éduqué en Allemagne, et qui en 1963 fonda la « Mit Ghamr Bank », qui sera en fait la première banque islamique d'Egypte et du monde. Et cette banque sera en apparence une banque laïque au début, mais en réalité Ahmed Al Najjar n'était qu'un frère musulman. Ahmed Al Najjar publiera d'ailleurs un livre sur l'islam économique dont l'introduction sera écrite par Jamal Al Banna, frère de Hassan Al Banna, le fondateur des frères musulmans d'Egypte. Le monde est petit. 
Plus tard Ahmed Al Najjar montrera son vrai visage de fanatique, attaquera sévèrement Nasser dans ses déclarations, et dira que sa création d'une banque islamique avait pour but de sauver l'islam en Egypte, sachant que les égyptiens attachés au socialisme Arabe n'étaient que des mécréants ayant honte de leur identité islamique. En 1967, la banque Mit Ghamr Bank sera entièrement achetée par les frères musulmans et aura alors 9 branches et 250000 clients, tous étant des frères musulmans. Elle subira les foudres de Nasser et sera fermée à la fin de 1967. Al Najjar écrira des mémoires dans lesquelles il accusera Nasser de tous les maux de l'Egypte. Il fuira l'Egypte pour trouver refuge aux seins des frères musulmans du Soudan. Al Najjar aura comme compère Hassan Tourabi, leader des frères musulmans Soudanais qui prendra le pouvoir à la fin des années 1970. Toutefois Hassan Tourabi sera rapidement demis de ses fonctions par le Nassériste Jaafar Numeiri avec lequel nous avions d'ailleurs d'excellentes relations du temps où j'étais fonctionnaire sous Bourguiba. Et Al Najjar quant à lui prendra de nouveau la poudre d'escampette. 
Al Najjar se rendra en Allemagne, en Arabie Saoudite, aux Emirats, et en Malaisie, et entamera une campagne mondiale en faveur des banques islamiques. Un lunatique nommé Abdelkader Thomas employé de la Citibank de Bahreïn et fondateur du « American Journal of Islamic Finance » le décrira comme un pionnier de la finance islamique. Dans la trentaine d'années qui suivront, Al Najjar deviendra une forte présence dans le monde de la finance islamique. Il sera derrière la création de la Islamic Development Bank a Jeddah en 1975 créée par l'organisation de la Conférence Islamique. La création de cette banque à Jeddah sera suivie par l'ouverture d'autres banques islamiques comme la Dubaï Islamic Bank en 1975, la Koweït Finance House en 1977, la Islamic Bank of Soudan en 1977, la Jordan islamic Bank for Finance and Investment en 1978, et la Bahreïn Islamic Bank en 1978. Une véritable explosion de banques ayant comme philosophie le financement du fanatisme, de l'arriération, et du sous-développement intellectuel. 
Al Najjar rencontrera pour la première fois le prince Mohamed Al Faisal a la réunion de la Islamic Development Bank au début des années 1970. Il sera derrière l'association d'Al Faisal et Saleh Kamel dans la finance islamique. 
L'empire de banques islamiques de Mohamed Al Faisal verra le jour en 1976 avec l'ouverture de la Faisal Islamic Bank Of Egypt (FIBE). Cette banque sera extrêmement bien structurée et aura un « Chariaa Board » composé de membres du clergé Egyptien. Al Faisal sera derrière la création de la « International Association of Islamic Banks » et de la publication d'un « Handbook of Islamic Banking ». 

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION (CHAPITRE 3). 

Son empire appelé le « Faisal Group » comprendra entre autres La Jordan Islamic Bank créée en 1978, la Faisal Islamic Bank of Sudan créée en 1978, et la Faisal Finance House of Turkey créée en 1985. En 1981, à un sommet Islamique à Taif en Arabie Saoudite, Al Faisal fondera la House of Islamic Funds (Dar Al Mal Al Islami), une compagnie de holding qui servira de centre à son empire. Dar Al Mal Al islami sera basée au Bahamas mais aura très vite des succursales à Genève, à Bahreïn, au Pakistan, en Turquie, au Danemark, au Luxembourg, en Guinée, au Sénégal, et au Niger. 
Saleh Kamel quant à lui travaillera à étendre son empire d'Al Baraka Group. Kamel était un millionnaire Saoudien faisant partie de la famille Royale par alliance, et il sera derrière l'organisation annuelle de séminaires sur la finance islamique qui auront comme invités les prêcheurs de l'Islam radical les plus haineux. Saleh Kamel étendra ses tentacules a la mosquée Al Azhar du Caire, institution vielle de milles ans, pour y créer le Saleh Kamel Center for Islamic Economic Studies. Et comme l'on peut s'y attendre, le directeur de la Al Baraka Investment and Development Company sera un des leaders des frères musulmans d'Egypte. D'ailleurs toutes les branches du Soudan et de la Turquie du Saleh Kamel Group seront gérées par des frères musulmans. 
Entre 1970 et 1980, le Dar Al Mal Al Islami et le groupe Al Baraka s'associeront à la Price Waterhouse et à d'autres institutions financières occidentales. Des dizaines de conférences annuelles sur la finance islamique seront organisées en coopération avec les plus grandes banques et les plus grandes universités occidentales, et l'Université Harvard créera la « Harvard Islamic Finance Information Program ». 
En fin de compte, les banques islamiques ont créé un mécanisme par lequel se sont unis les islamistes les plus riches mais aussi les activistes et les penseurs de l'Islam radical les plus haineux et les plus fanatiques. Cette union sera des plus puissantes pour disséminer l'islam radical dans le monde. La participation de l'occident a cette mascarade s'est faite sans aucune méfiance et sans penser à un effet boomerang possible un jour. 
Un écrivain Turque du nom de Timur Quran et auteur du livre « Islam and Mammon » écrira un jour que l'islam économique n'a fait qu'une seule chose : faire la promotion et disséminer des valeurs anti-occidentales et d'arriération profonde à travers le monde. 
Et la plus grande preuve de cette dissémination de l'islam fanatique par l'islam économique et ses banques, pourra se voir dans les écrits d'un islamiste radical du nom de Moncef Kahf. Né en Syrie, cet énergumène aura étudié la jurisprudence islamique à Damas (fiqh) avant d'obtenir un PhD en économie de l'University of Utah. De 1975 à 1981, Kahf sera un des dirigeants de la « Islamic Society of North America », une organisation de l'Islam fanatique ayant des relations étroites avec les frères musulmans d'Egypte. En 2002, dans une conférence sur la finance islamique à l'université Harvard, Kahf dira : « l'alliance entre l'islam politique et les banques islamiques a créé un rapprochement politique étroit entre les mouvements islamiques de ce monde et les gouvernements des pays Arabo-musulmans ». 
En d'autres termes, la finance islamique aura accompli sa mission dégoutante d'entrer dans des pays en faillite comme le sont de nombreux pays Musulmans et d'y imposer des changements de sociétés vers un islam radical moyennant des aides financières qui atteindront même la pègre des bas-fonds de ces pays en banqueroute afin d'en faire des milices nécessaires aux transformations sociales. Et comme vous avez pu le lire dans ce chapitre, les fonds de la corruption islamique de ces banques maudites auront un impact sur les hommes politiques qu'ils achèteront, mais aussi sur les mosquées et leur tradition de l'enseignement de l'islam comme la mosquée Al Azhar du Caire. 
En Tunisie, il est très fort probable que suite à la prise de pouvoir irrévocable d'islamistes sous le joug du Qatar, la mosquée Zitouna ait déjà subi une transformation vers une vision de l'islam radical, et cela grâce aux fonds de corruption de la finance islamiste mondiale. L'influence de la finance islamique internationale en Tunisie se voit aussi dans l'aide amenée par le Qatar aux régions défavorisées de cette Tunisie détruite par une révolution et par des catastrophes naturelles en série. 
La finance islamiste aura créé une classe de millionnaires fanatiques ayant un impact important sur les pays Arabes en difficulté financière. Il est bien entendu que les révolutions Arabes parce qu'elles auront effondré des régimes protecteurs contre l'islam radical, feront que ces sociétés Arabes seront plus vulnérables à toute transformation radicale. 

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LA CHIITE CONNECTION (FIN). 

CET ARTICLE EST DEDIE A LA MEMOIRE DU COMBATTANT SUPREME, LE PRESIDENT HABIB BOURGUIBA, FONDATEUR DE LA TUNISIE MODERNE ET LIBERATEUR DE LA FEMME TUNISIENNE. PUISSE SA GRACE DE DIEU DETRUIRE LES TRAITRES ET LES FANATIQUES DE L'ISLAM QUI ONT VENDU LA TUNISIE SOUVERAINE AUX PUISSANCES COLONIALO-SIONISTES ET A LEURS SERVITEURS DES CALIFATS DE LA PENINSULE ARABIQUE. 
IL EST AUSSI DEDIE AU PRESIDENT ZINE EL ABIDINE BEN ALI QUI PAR SA PRISE DE POUVOIR EXEMPLAIRE EN CIVISME DANS LE MONDE LE 7 NOVEMBRE 1987, A SAUVE LA TUNISIE D'UNE GUERRE CIVILE. PUISSE DIEU RENDRE A NOTRE PATRON ET PRESIDENT JUSTICE ET HONNEUR EN PUNISSANT DU CHATIMENT ULTIME LES TRAITRES DE LA NATION TUNISIENNE. 
IL EST AUSSI DEDIE A TOUS MES FRERES QUI SONT MORTS ET QUI ONT SERVI LES TUNISIES MODERNES DE BOURGUIBA ET DE BEN ALI EN COMBATTANT LES ISLAMISTES PENDANT TROIS DECENNIES EN TUNISIE ET EN ALGERIE. IL EST AUSSI DEDIE A TOUS MES FRERES MORTS EN DEFENDANT LA NATION TUNISIENNE LORS DU COUP D'ETAT DE LA CIA DU 14 JANVIER 2011 ET A MES FRERES MORTS EN PRISON, ARRETES ET EMPRISONNES PAR LE GOUVERNEMENT PAR INTERIM DE BEJI CAID ESSEBSI CREE PAR L'ARMEE NATIONALE ET SON COMMANDITAIRE LA CENTRAL INTELLIGENCE AGENCY DES ETATS UNIS. PUISSE DIEU LEUR ACCORDER ETERNELLE MISERICORDE ET HONNEUR. 

F.M. Alias JOHN WAYNE 
Ancien Elève au Collège Sadiki 
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne. 
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali. 
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement. 

L'ISLAM DETRUIRA LE MONDE ARABE -LECON 15 : LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LE CHEIKH AL SABAH CONTRE L'OLP

LES BANQUES ISLAMIQUES OU L'ECONOMIE DU FANATISME ET DU CRIME : LE CHEIKH AL SABAH CONTRE L'OLP 

Introduction :

Ce chapitre est l'un des plus importants de cette série éducative dont le but est d'éclairer la lanterne des lecteurs de ce site. Lecteurs de ce site dont l'incompréhension n'a d'égal qu'en la naïveté et la faiblesse intellectuelle. Votre toxico-révolution néfaste en est une preuve flagrante. 
Les révolutions Arabes n'étaient qu'un moyen astucieux de briser des régimes stables qui garantissaient une certaine laïcité doublée d'un modernisme, a des sociétés Arabes assiégées depuis des décennies par l'Islamisme, phénomène colonial qui sera bientôt létal au monde Arabe. 
Et ce complot macabre n'a pas échappé au Sadikien, à l'orphelin de Bourguiba, et a l'agent secret de Ben Ali que je suis. Les hommes et les femmes de ma race sont trop intelligents, et pour nous les agents des autres services secrets comme ceux de la CIA ne sont que des amateurs et des incultes. 
Avant le 11 Septembre 2001, nous avions mis en garde par exemple les Etats Unis contre l'islamisme pour ne recevoir en retour que des critiques injustes d'Hillary Clinton. Nous sommes intelligents sans avoir des milliards de dollars et 800 bases militaires dans le monde. 
Il y eut un temps d'ailleurs, où le monde tournait autour de la Tunisie car notre force en pays sans ressources a été longtemps nos cerveaux. Nous roulons les « r » quand nous parlons Français certes, mais notre élite a battu la France coloniale intellectuellement et par un bras de fer de résistance glorieux. 
C'est à nous autres Bourguibistes de dire aux Français « Je vous ai compris », car il est vrai que nous avons battu la France coloniale en utilisant ses mêmes armes intellectuelles. En d'autres termes, nous autres nationalistes « avons compris » les secrets intellectuels de la France et les avons utilisé comme arme contre cette puissance coloniale qui a un moment donné semblait imbattable face aux Arabes pauvres que nous étions. 
Notre modernisme a battu l'occident et bâti une nation fière et moderne, allant jusqu'à libérer la femme, et bien sûr si vous êtes intelligents, ce que je doute grandement, vous aurez compris que le phénomène de recolonisation implique justement un renversement de la vapeur chez les peuples Arabes pour en faire des hordes de cet Islam fanatique qui les maintiendra dans un état de léthargie recolonisable. En d'autres termes, replonger les Arabes dans une pratique intense de l'Islam revient à les affaiblir et les rendre plus dépendants de l'occident. Et au contraire, faire des Arabes des peuples modernes et plus ou moins laïques, revient à créer une explosion de modernisme et de progrès intellectuel qui se traduiront par un progrès économique et industriel, et par une indépendance par rapport aux puissances coloniales. Ce que ces puissances colonialo-sionistes qui menacent le monde Arabe veulent empêcher à tout prix. 
Et avant de finir cette introduction, rappelez-vous nos négociations avec la France a Rambouillet ou ailleurs quand nous utilisions le mot « dignité » avec nos interlocuteurs envoyés par le général De Gaulle. Qui ne se souvient pas de ce mot que nous sortions comme un atout dans nos manches à chaque réunion et afin d'obtenir concession après concession de cette puissance coloniale que j'ai toute ma vie hais de toutes mes forces. 
Le mot « dignité » à l'époque était étroitement associé la décolonisation par étape de Bourguiba, à l'indépendance, et à la souveraineté. 
Ce mot que nous utilisons a tire-larigot lors de nos réunions qui ont précédé la signature du traité de l'indépendance, vous l'avez bafoué et associé a jamais a la recolonisation de la Tunisie, a John McCain et a Joe Liebermann, et aux autres sionistes de ce monde qui ont fait que le monde Arabe brule d'Est en Ouest. 
Les jeunes, moins jeunes, les vieillards fourbes, les islamistes fanatiques financés par le Qatar, les toxicomanes, les blogueurs, vous êtes l'anti-génération de la décolonisation. 
Vos actions d'ignares et de traitres ont fait que la Tunisie signera bientôt un nouveau traité du Bardo avec Washington ou même Israël.

CHAPITRE 1

L'impact des banques islamiques sur le Koweït constitue l'exemple le plus pur de l'effet qu'eut la finance islamique sur la radicalisation du Moyen Orient. 
Et comme mentionné dans mes chapitres précédents, le mécanisme est toujours le même. Une banque islamique s'installe dans une certaine capitale d'un certain pays musulman pour devenir immédiatement une base d'action d'hommes d'affaires appartenant à la confrérie des frères musulmans et d'activistes de l'islam radical. Cette banque crée petit à petit une armée de fidèles collaborateurs tout en établissant des alliances financières avec des hommes politiques. La banque finance et renforce des institutions islamiques comme des mosquées, des organismes de charité, mais aussi des affaires diverses. Et le résultat est la création d'un groupe de millionnaires islamistes qui s'activeront à changer le visage laïque et moderne d'une société donnée en une société rétrograde et sous développée. 
En Tunisie, les exemples d'hommes d'affaires Tunisiens ayant plongé dans la corruption islamiste en trahison totale de la Tunisie républicaine et moderne de Bourguiba et de Ben Ali abondent. Et l'exemple le plus flagrant est celui de cet homme d'affaires aux activités islamistes louches nommé A. M. et qui doit sa fortune à des alliances avec diverses corporations islamiques d'Arabie Saoudite. Et donc pas étonnant que dans un contexte d'élections frauduleuses garantissant la victoire des islamistes Tunisiens, A. M. aura été celui dont la main tendue a Enahdha a été la plus généreuse dans le cadre du financement de partis politiques d'une Tunisie gérée par la CIA et le Qatar. 
Mais revenons au Koweït. 
Vos cerveaux spongieux de révolutionnaires toxicomanes ne sont pas sans ignorer que contrairement à l'Arabie Saoudite berceau du Wahhabisme, le Koweït fut pendant longtemps un petit état riche en pétrole plus libéral que les autres contrées de la Péninsule Arabique. Cette tendance à la modernité sera toutefois anéantie dans les années 1970 lorsque la famille Al Sabah s'alliera aux islamistes et à leurs banques du fanatisme pour contrer un mouvement nationaliste Arabe moderne devenu de plus en plus gênant. Et le moyen par lequel le Koweït plongera dans l'arriération et le fanatisme aura un seul nom : la Kuweit Finance House. 
En revenant à l'histoire du Koweït, l'on remarque que contrairement au Qatar et aux autres Emirats de la Péninsule Arabique, ce petit état a toujours échappé aux griffes des Wahhabites de Ryadh. Pendant longtemps ce territoire riche en pétrole était géré par une famille royale composée en majorité de playboys et de coureurs de jupons, et maintenue au pouvoir par Londres et son empire. Et le Koweït, pays artificiellement créé à partir d'un morceau de l'Irak et de l'empire Ottoman, aura vu en quelques décennies sa production pétrolière doubler, ce qui créa une grande convoitise chez le voisin Irakien, contenue par les forces de sa majesté la Reine d'Angleterre. Un des moyens de protéger le Koweït de l'Irak fut de lui accorder son indépendance de la couronne Britannique en 1961. L'on connait aussi l'attaque du Koweït par Saddam Hussein qui déclenchera la création de la coalition de la première guerre du Golfe. 
Jusqu'en 1961, le Koweït n'était qu'un état satellite de l'empire Britannique dont le fonctionnement dépendait grandement de fonctionnaires, d'officiers, et d'ingénieurs du pétrole Britanniques. L'entente qui a toujours existé entre la famille royale Koweitienne et l'Angleterre portait sur une protection militaire de Londres en échange d'un accès sans limites aux champs pétrolifères Koweitiens. Londres donnait aussi une partie des revenus du pétrole à la famille royale du Koweït. Il est intéressant de noter qu'à cette époque, le Koweït jouissait d'une société libérale ayant un parlement et des medias indépendantes. Il y avait d'ailleurs un semblant de débat politique libre et démocratique au Koweït, a la grande différence avec le reste de la péninsule Arabique. Et il y a lieu de remarquer que la population Koweitienne de souche qui n'était pas habituée à travailler, autorisait l'émigration de milliers de travailleurs Asiatiques, mais aussi Palestiniens. 
Cette émigration de Palestiniens sera la cause de grands conflits futurs au Koweït.

CHAPITRE 1

Et si l'on étudie les mémoires d'un certain Talcott Seelye que j'ai pu rencontrer car il fut ambassadeur des Etats Unis à Tunis de 1972 à 1976, mais qui était aussi agent de la CIA au Koweït dans les années 1950, il y aurait eu à cette époque une vague de nationalisme Arabe et de Nassérisme qui aurait même touché la famille Al Sabah elle-même. Et la révolution en Irak de 1958 qui causa la chute du roi face à une vague de communisme et de nationalisme Arabe, aurait même eut le support du Cheikh Jabr Al-Sabah lui-même. Avec les années, la population Palestinienne ira en augmentant au Koweït, et le sentiment de nationalisme Arabe ira en se renforçant, même si le Koweït à cette époque était entièrement sous contrôle Britannique. Et au début des années 1960, les Palestiniens représenteront une classe active importante ayant mêmes des intellectuels en plus de milliers d'étudiants. La confrontation avec la minorité islamiste Koweitienne ne se fera pas attendre. 
Comme vous avez pu le remarquer, l'ancien agent secret de Ben Ali que je suis, est très friand de rapports historiques des autres services secrets du monde contemporain, car ils sont intéressants à plus d'un titre. Ils ont tendance à montrer la compréhension d'un pays donné des autres cultures et civilisations. Par exemple, les rapports des services secrets Français et Italiens sont en général les plus réalistes et les plus précis. Il y a bien sur le facteur géographique. Plus un pays est éloigné et plus ses services secrets auront tendance à être flous dans leur évaluation de la dynamique politique d'un pays donné. Les Etats Unis ont tendance à émettre des milliers de rapports d'intelligence car leurs moyens comme le nombre de leurs agents, sont importants. Il y a toutefois un grand facteur culturel dans les rapports de la CIA et ceux-ci ont tendance a été soigneux certes, mais aussi naïfs et parfois incompréhensibles dans les théories qu'ils échelonnent. Par exemple, à la veille de la guerre du Vietnam, la CIA était convaincue que la Chine allait envahir le Vietnam. Elle ignorait cependant qu'il existait entre la Chine et le Vietnam une tradition de respect mutuel des territoires qui remontait à des milliers d'années, et que donc la Chine n'envahirait jamais le Vietnam mais se limiterait plutôt à une aide militaire de ce pays. C'est ce rapport erroné de la CIA concernant la Chine et le Vietnam qui a entre autres poussé les Etats Unis à s'impliquer militairement en Asie du Sud Est, avec les conséquences que l'on connait. 

En Tunisie, nous avons gardé le système de la France coloniale et nos dossiers de renseignement sont souvent très détaillés, et sous forme non informatisée et même écrite à la main. Notre culture de pays ancien et millénaire associée à un esprit de rigueur Bourguibien a fait de nous les flics et les espions les plus intelligents au monde. Il vous suffit d'entamer une discussion politique avec un diplomate de l'époque de Bourguiba ou de Ben Ali pour vous rendre compte de ce pragmatisme et de cette supériorité intellectuelle. Et la preuve, nous n'avons jamais souffert de grandes attaques terroristes, contrairement à l'Algérie par exemple. 
Dans les années 1950, la CIA était très présente au Koweït et avait même infiltré l'assemblée Nationale Koweitienne et enregistré plusieurs débats. Et les rapports émanant de ces débats traduits par la CIA auraient montré une minorité d'islamistes Koweitien certes, mais de plus en plus hostiles face aux nationalistes Koweitiens. Ces islamistes en petit nombre et désorganisés, auraient même débuté un semblant de campagne contre la famille Al Sabah. La raison étant que les frères musulmans eux même commençaient à infiltrer le Koweït. 
Mais qui étaient ces nationalistes Palestiniens qui commençaient à s'imposer au Koweït? 
Il s'agissait en fait d'une élite Arabe redoutable pour Israël, puisqu'elle était la lignée directe du Mouvement Nationaliste Arabe fondé par un homme qui représente pour moi un des plus grands héros du monde Arabe contemporain, ce qu'aucun de vous révolutionnaires qui avez vendu votre pays a l'empire colonialo-sioniste, ne serez même dans des siècles. 
Et cet homme avait pour nom : George Habash. 

CHAPITRE 3

Dans les années 1940, George Habash créa le Mouvement Nationaliste Arabe (MNA), et plus tard cet homme fondera aussi le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), mouvement qui donnera pendant longtemps des insomnies à Golda Mayer. Le MNA obtiendra rapidement la bénédiction de Nasser et du Parti Socialiste Baath, et aura en peu de temps des millions d'adeptes Palestiniens dans le monde, de Beyrouth à Amman, en passant par le Koweït. Et des rapports de la CIA établiront que pratiquement tous les Palestiniens du Koweït étaient des membres du MNA, prônant un pan-arabisme qui inquiétait Washington et Tel-Aviv. Ce MNA s'étendra rapidement au Koweitiens eux-mêmes, touchant la classe riche Koweitienne, mais aussi des membres de la famille Royale Al Sabah. 
Les Al Sabah y verront une grande menace et comme Sadate en Egypte et BCE en Tunisie, ils feront appel aux islamistes pour contrer ce mouvement qui menaçait de renverser leur monarchie soutenue par Londres. 
Et la man'uvre des Al Sabah sera comme celle de Sadate et de BCE : à la fois astucieuse, lâche, et machiavélique. En 1976, dans un coup de théâtre politique, les Al Sabah ordonneront une dissolution du parlement Koweitien et tendront la main aux islamistes Koweitiens alliés des frères musulmans d'Egypte. Et l'inspiration des Al Sabah aura pour source la Jordanie du Roi Hussein et la triste histoire du Septembre noir. Et vos cerveaux de toxicomanes se souviendront bien sûr qu'en Septembre 1970, le roi Hussein de Jordanie aura utilisé les islamistes Jordaniens pour écraser dans le sang l'insurrection des nationalistes Palestiniens. Car ce pays qu'était la Jordanie, ou un souverain Hachémite fut installé au pouvoir par Laurence d'Arabie, Churchill, et des membres du bureau du MI6 du Caire, aura accumulé à travers les années une population importante de réfugiés Palestiniens. Lors du massacre du Septembre noir, le roi Hussein de Jordanie, souverain-marionnette dégoutant et antipathique de Londres, mobilisa tout d'abord la classe bédouine de ses forces armées qui lui était traditionnellement fidèle. Celle-ci fut rapidement aidée par les islamistes dans un massacre de civils Palestiniens destiné à affaiblir les forces de l'OLP. C'est justement ce massacre odieux qui aura inspiré aux Al Sabah d'utiliser une stratégie identique contre les Palestiniens Nationalistes du Koweït. 
Il est intéressant de noter que dans les années 1950, aucune femme Arabe ne portait de voile au Koweït. Dans les mosquées du Koweït de cette époque, l'on ne trouvait que des vieillards en recueillement. La majorité des Koweitiens croyaient en une religion faisant partie de la vie privée et non de la vie politique. Les frères musulmans d'Egypte ont commencé à infiltrer le Koweït vers l'année 1962. Et c'est seulement vers le milieu des années 1970 que le Cheikh Al Sabah et les islamistes commencèrent une union stratégique. La dissolution de l'assemblée nationale Koweitienne par le Cheikh Al Sabah fut une geste stratégique destiné à neutraliser une montée en puissance des nationalistes Arabes comprenant dans leur rang des membres du parti de George Habash. Le Cheikh Al Sabah se sentait supplanté intellectuellement et politiquement. La dissolution de l'assemblée nationale sera la porte d'entrée des islamistes Koweitiens au gouvernement et pour la première fois le Cheikh Al Sabah nommera un islamiste comme ministre des affaires religieuse. Et c'est justement ce ministre des affaires religieuses Koweitien qui sera derrière la fondation de la Kuweit House of Finance (KHF) en 1977. Cette banque aura bien sur tout le soutien des frères musulmans et en un lapse de temps très court, deviendra la deuxième plus grosse institution financière du Koweït. Cette banque sera le symbole de l'union de la famille Al Sabah avec les islamistes Koweitiens et les frères musulmans d'Egypte, et si 48% de ses actions appartiendront au gouvernement Koweitien, elle jouira d'un statut spécial et indépendant de la banque centrale Koweitienne. Cette banque aura l'effet spectaculaire de rallier la classe bédouine et loyale au Cheikh Al Sabah tout en éliminant du jeu la classe moyenne et riche du Koweït moderne. Cette banque sera le mariage catastrophique des islamistes Koweitiens avec la classe bédouine Koweitienne loyale à Al Sabah, créant immédiatement un groupe d'opposition puissant aux laïques et aux modernistes Koweitiens. 

CHAPITRE 4

Et pis que ça, lors de l'élection parlementaire de 1981, les islamistes Koweitiens gagneront pour la première fois des sièges à l'assemblée nationale et par leur organisation extrême élimineront du jeu politique les nationalistes et les pan-arabistes, avec bien sur le support du Cheikh Al Sabah lui-même. Et la Kuweit House of Finance fera de ces islamistes lancés en politique, des hommes riches et puissants qui s'adonneront non seulement aux affaires mais au jeu de la corruption politique en influençant le reste de la classe politique Koweitienne par des dons en argent. 
La KHF financera des groupes fanatiques armés en Egypte, en Algérie, et en Afghanistan. Cette banque sera aussi derrière des organismes de charités islamiques et l'ouverture d'école Coraniques. Et fait intéressant, cette banque sera derrière l'organisation de concours de récitation du Coran, un phénomène unique au Koweït. 
Cette banque aura rapidement la valeur d'un milliard de dollars, et par son influence elle procèdera à une islamisation de l'éducation au Koweït. Le ministre de l'éducation procèdera à une islamisation de l'éducation, mais aussi à une islamisation des chaines de télévision en appliquant une censure stricte. Le Koweït sera aussi submergé de prédicateurs de l'Islam radical et des cassettes de prêches haineuses seront en vente partout. 
Un phénomène qui vous évoque surement vous nouvelle Tunisie de la dignité et de la liberté. 

Finalement, la finance islamique au Koweït aura réussi une radicalisation rapide de cette société qui fut au début exceptionnellement moderne. Mais pis que ça, elle fut derrière le support financier de groupes terroristes appartenant à Al Qaeda sous le nez de l'occident. 
Et si à la fin des années 1970, les Etats Unis préparaient l'infrastructure du Jihad islamique contre l'URSS en Afghanistan, deux alliés importants des Etats Unis à savoir Israël et la Jordanie, préparaient eux aussi un mini-Jihad en mobilisant les fanatiques de l'Islam contre la Syrie de Hafez Al Assad et contre l'OLP. 
Deux évènements tristes du Moyen Orient et de la cause Arabe dont je parlerai dans mes prochains chapitres. 

F.M. Alias JOHN WAYNE 
Ancien Elève au Collège Sadiki 
Diplômé d'Histoire et de Sciences Politiques de l'Université Paris-Sorbonne. 
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens des gouvernements d'Habib Bourguiba et de Zine El Abidine Ben Ali. 
Diplomate de carrière et spécialiste de la sécurité et du renseignement.