JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 1)
Prenons ce jour sombre dans l'histoire des Arabes ou Ronald Reagan, un des présidents américains les plus irresponsables de l'histoire, a tendu la main à l'ayatollah Khomeiny afin de nuire à Saddam Hussein, et quand L'Amérique décida de dépenser des milliards de dollars dans son jihad antisoviétique en Afghanistan, et revenons exactement 100 ans en arrière.
Nous nous retrouverons en 1885 quand un homme sournois et l'ancêtre spirituel d'Oussama Bin Laden, se disant être à la fois Afghan et Perse, a rencontré à Londres des agents du MI6 afin de leur proposer une entente controversée mais qui sera fatale au destin des Arabes. Jamal Eddine Al Afghani proposera en effet en ce jour fatidique, aux agents de sa majesté La Reine d'Angleterre, la formation d'une pan-alliance qui regroupera l'Egypte, la Turquie, la Perse, et l'Afghanistan et cela afin de contrer la Russie du Tsar, vue comme une puissance montante et menaçant l'Europe occidentale.
Nous sommes en effet à l'ère de ce que les historiens ont communément appelé « le grand jeu » et vous écrire ce chapitre de l'histoire contemporaine, me ramène avec nostalgie à mes cours de la Sorbonne auxquels j'assistais avec l'assiduité d'un indigène du protectorat au c'ur pour la France rempli de cette admiration mêlée de haine. Ce sentiment puissant et mixte qui a fait notre victoire et notre décolonisation, et la naissance d'une Tunisie glorieuse dans le monde.
Allons maintenant à un petit rappel historique dont vos cerveaux de toxicomanes ont grandement besoin, vous qui avez crié « dégage » alors qu'un vulgaire coup d'état militaire commandité par la CIA était en pleine évolution en ce jour noir du Vendredi 14 Janvier 2011. La CIA a depuis sa création après la seconde guerre mondiale, dupé les peuples les plus intelligents et les plus anciens. En Tunisie, son complot se fit au su et au vu d'un peuple arrogant mais demeuré malgré les années Bourguiba et Ben Ali et des diplômes obtenus des plus grandes universités de ce monde, à un stade de sous-développement et d'ignorance exceptionnel. Un état d'esprit primitif a l'origine d'une révolte populaire malhonnête qui a fait le bonheur des sionistes de ce bas monde.
En 1881, l'empire Britannique qui comprenait déjà l'Inde, s'emparera de l'Egypte dans un contexte où l'empire Ottoman qui lui comprenait l'Irak actuel, la Syrie, le Liban, la Jordanie, Israël, l'Arabie Saoudite et les états du Golfe, était à un stade de pré-effondrement.
Prenons ce jour sombre dans l'histoire des Arabes ou Ronald Reagan, un des présidents américains les plus irresponsables de l'histoire, a tendu la main à l'ayatollah Khomeiny afin de nuire à Saddam Hussein, et quand L'Amérique décida de dépenser des milliards de dollars dans son jihad antisoviétique en Afghanistan, et revenons exactement 100 ans en arrière.
Nous nous retrouverons en 1885 quand un homme sournois et l'ancêtre spirituel d'Oussama Bin Laden, se disant être à la fois Afghan et Perse, a rencontré à Londres des agents du MI6 afin de leur proposer une entente controversée mais qui sera fatale au destin des Arabes. Jamal Eddine Al Afghani proposera en effet en ce jour fatidique, aux agents de sa majesté La Reine d'Angleterre, la formation d'une pan-alliance qui regroupera l'Egypte, la Turquie, la Perse, et l'Afghanistan et cela afin de contrer la Russie du Tsar, vue comme une puissance montante et menaçant l'Europe occidentale.
Nous sommes en effet à l'ère de ce que les historiens ont communément appelé « le grand jeu » et vous écrire ce chapitre de l'histoire contemporaine, me ramène avec nostalgie à mes cours de la Sorbonne auxquels j'assistais avec l'assiduité d'un indigène du protectorat au c'ur pour la France rempli de cette admiration mêlée de haine. Ce sentiment puissant et mixte qui a fait notre victoire et notre décolonisation, et la naissance d'une Tunisie glorieuse dans le monde.
Allons maintenant à un petit rappel historique dont vos cerveaux de toxicomanes ont grandement besoin, vous qui avez crié « dégage » alors qu'un vulgaire coup d'état militaire commandité par la CIA était en pleine évolution en ce jour noir du Vendredi 14 Janvier 2011. La CIA a depuis sa création après la seconde guerre mondiale, dupé les peuples les plus intelligents et les plus anciens. En Tunisie, son complot se fit au su et au vu d'un peuple arrogant mais demeuré malgré les années Bourguiba et Ben Ali et des diplômes obtenus des plus grandes universités de ce monde, à un stade de sous-développement et d'ignorance exceptionnel. Un état d'esprit primitif a l'origine d'une révolte populaire malhonnête qui a fait le bonheur des sionistes de ce bas monde.
En 1881, l'empire Britannique qui comprenait déjà l'Inde, s'emparera de l'Egypte dans un contexte où l'empire Ottoman qui lui comprenait l'Irak actuel, la Syrie, le Liban, la Jordanie, Israël, l'Arabie Saoudite et les états du Golfe, était à un stade de pré-effondrement.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 2)
Un effondrement qui sera plus tard achevé par la première guerre mondiale. Nous avons donc un potentiel de vide géographique et politique sur le point d'apparaitre. Un vide qui est à l'époque extrêmement tentant pour les sujets de sa majesté La Reine d'Angleterre.
Qui sont les Britanniques et pourquoi, contrairement aux gueux que vous êtes et qui sont colonisés par Moza du Qatar, ces hommes à l'intelligence supérieure dominent-t-ils à cette époque le monde ?
Les Britanniques ont changé l'histoire du monde car ils sont non seulement plus intelligents et plus patriotes que vous ne l'êtes, vous qui vivez aujourd'hui entourés de monticules d'ordures, mais ils sont passés maitres en l'art de manipuler les peuples sous-développés et de les tourner contre eux-mêmes au nom de la grandeur de l'Angleterre et de sa majesté La Reine. Et l'idée de Jamal Eddine Al Afghani ne tombera pas dans l'oreille d'un Britannique sourd sachant qu'à l'époque les Anglais contrôlaient déjà par leurs colonies dans le monde, des millions de musulmans comme vous en pagnes et l'un aussi sous développé que l'autre. Ce sont les Anglais qui adopteront l'idée d'un revivalisme de l'Islam pour combler le vide d'un empire Ottoman sur le point d'être rayé de la carte du monde.
Et quand je dis que Jamal Eddine Al Afghani est l'ancêtre d'Oussama Bin Laden, cela n'est pas au sens figuré car si nous devions dessiner un arbre généalogique de l'histoire de l'idéologie de l'islamisme, celui-ci aurait comme ancêtres et descendants, les énergumènes suivants :
Jamal Eddine Al Afghani (1838-1897) ; Mohamed Abduh (1849-1905), disciple de Afghani ; Mohamed Rashid Rida (1865-1935), disciple de Abduh, Syrien d'origine, fondateur de la revue islamiste « Le Phare » et fondateur de la théorie des républiques islamiques ; Hassen Al Banna (1906-1949), disciple de Abduh et fondateur des Frères Musulmans en Egypte en 1928 ; Saïd Ramadan, beau-frère de Abduh, responsable de l'expansion des frères musulmans dans le monde et qui aura son quartier général à Genève ; Abu-Ala Mawdudi, fondateur du Groupe Islamique, premier parti politique islamique du Pakistan et admirateur de Banna ; Oussama Bin Laden, grand admirateur de Banna et cerveau des attentats du 11 Septembre 2001.
De 1875 à 1925, c'est-à-dire pendant un demi-siècle, l'empire Britannique s'affairera à créer un bloc ou la droite islamique de plusieurs pays sera soudée dans l'histoire.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 3)
Afghani aura créé les fondements intellectuels du mouvement panislamique sous le haut patronage de l'empire Britannique. Un homme aura également joué un rôle primordial dans l'établissement de cet empire du fanatisme et de la cruauté, un orientaliste Britannique de réputation mondiale nommé E.G. Browne. Et en Egypte, Afghani aura aussi pour allié son disciple Abduh mais également le proconsul de Londres pour L'Egypte, Evelyn Baring Lord Crome avec lequel il fondera le mouvement Salafiya, qui n'est autre que la droite radicale de l'Islam.
Afghani et Abduh auront ainsi été les sujets d'un projet expérimental de l'empire Britannique dont le but était de créer un bloc islamique pro-Anglais. Abduh bénéficiera d'une aide énorme de l'Angleterre car cet homme posera les fondements du futur mouvement des frères musulmans d'Egypte et cela même si en cette période de pré-guerre mondiale, le royaume d'Angleterre agissait aussi secrètement dans d'autres contrées afin de consolider cet empire du fanatisme et de l'arriération. En effet, dans la péninsule Arabique l'Angleterre deviendra l'allié puissant d'ultra fondamentalistes musulmans nommés les Ibn Saoud dans la création de l'état d'Arabie Saoudite, premier pays né sur des fondements d'un Islam radical. Mais au même moment, l'Angleterre aura aussi déjà créé des liens puissants avec les Hachémites de Mecca, une autre famille du désert mais cette fois se disant être de la lignée directe du Prophète Mohamed. Deux des fils de cette même famille Hachémite seront nommés par Londres à des postes marionnettes de Roi de Jordanie et de Roi d'Irak. Ainsi à partir de l'année 1920, le monde aura deux bases solides de l'Islam radical : L'Arabie Saoudite au régime Wahhabite d'Islam orthodoxe, et les Salafiya d'Egypte qui deviendront peu après les frères Musulmans d'Egypte. La renaissance de l'Islam dans le monde sous forme d'une secte cruelle et fanatique était sur la bonne voie.
Mais qui est donc Jamal Eddine Al Afghani ?
Né en 1838 en Perse, cet homme adoptera le nom « Afghani » pour des raisons de marketing et pour créer l'impression qu'il était né en Afghanistan. Et en créant l'impression qu'il était né en Afghanistan, cet homme pourrait donc créer une confusion quant à sa véritable identité de Perse et de Chiite, et donc avoir accès à la majorité sunnite des musulmans. L'homme qui a créé les islamistes était un homme extrêmement manipulateur. Cette théorie de la confusion de l'identité deviendra plus tard une véritable doctrine étudiée par les plus grands orientalistes de ce monde puisque que ce comportement de « manipulation par vérité minimale » se retrouvera chez d'autres islamistes comme Abduh et Rashid Rida
Il se retrouve également aujourd'hui en Tunisie ou les islamistes procèdent à un démantèlement de la République Tunisienne et à la création d'un Califat sous couvert d'une pseudo-démocratie naissante.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 4)
Afghani et cela d'après les études de l'orientaliste Elie Kedourie, croyait aussi en une théorie de la « religion comme instrument social ». Il était donc clair qu'Afghani, qui en apparence était très pieu, pratiquait une subversion de la religion musulmane. Et Afghani aurait écrit dans ses mémoires : « la religion doit être la discipline des masses populaires. Seules les élites des peuples doivent connaitre la science de la philosophie, qui n'est en aucun cas réconciliable avec les religions quelle qu'elles soient ».
Mais revenons au parcours d'Afghani. La vie publique de cet homme aurait débuté en 1869 lorsqu'il entamera des voyages qui auront pour durée un quart de siècle. Afghani quittera la Perse pour l'Inde ou il se présentera aux autorités Britanniques comme étant un éminent Islamologue. L'Angleterre lui payera un voyage en bateau à Suez. De Suez, cet homme se rendra en Turquie et débutera une campagne pour la renaissance d'un Islam orthodoxe. Il sera expulsé par les autorités Turques vers l'Egypte. C'est en Egypte qu'il rencontrera le premier Ministre Egyptien Riad Pacha, ennemi notoire du nationalisme Arabe et avec lequel Afghani entretiendra des liens étroits. C'est Riad Pacha qui offrira l'asile a Afghani mais pis que ça : il lui offrira un poste à la fameuse Mosquée Al Azhar bâtie il y de cela 900 ans et considérée comme le centre mondial de l'enseignement islamique. Afghani sera même logé et nourri à la mosquée Al Azhar du Caire par les autorités Britanniques au pouvoir. Afghani passera huit années à la mosquée Al Azhar dans une période des plus troublées de l'histoire de l'Egypte. Nous sommes en effet à l'époque ou l'Egypte vient d'être occupée par l'empire Britannique et ou les soldats de sa majesté ont bombardé à l'arme lourde la ville d'Alexandrie. Mais c'est de la mosquée Al Azhar qu'Afghani écrira les fondements du panislamisme et cela dans un contexte où les membres Egyptiens du nationalisme Arabe qui résistaient à l'occupation Britannique subiront des massacres.
Dans les années 1870, Afghani deviendra un personnage influent au sein des membres de sa majesté en poste au Caire. Il deviendra ainsi membre des Franc-maçons Français et Anglais. Il sera membre de la société « General Scotch Lodge » qui entretenait des théories alliant le concept de Dieu aux pyramides d'Egypte. Il plongera dans le mysticisme et le Soufisme. C'est vers la fin des années 1870 qu'il rencontrera au Caire l'homme qui deviendra son plus fidèle disciple : Mohammed Abduh.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 5)
Né en 1849, Abduh fut élevé au sein d'une famille de professeurs des sciences islamiques. Ainsi à l'âge de dix ans, cet homme connaissait déjà le Coran par c'ur. Comme Afghani, Abduh fut attiré très tôt par ce groupe de mystiques qu'étaient les Soufistes et qui prônaient une approche transcendantale de la vie. Ce mouvement était en faveur d'une approche méditative, introspective, et ou l'être serait seul devant Dieu, et possédait déjà de nombreuses branches secrètes en Egypte organisées en confréries. Une organisation dont sera inspirée l'organisation des frères musulmans elle-même.
Pendant huit années, de 1871 à 1879, Afghani et Abduh recruteront de nombreux fidèles dans leur base de la mosquée Al Azhar. En 1878 et avec l'aide de Riad Pacha, Afghani sera nommé professeur à la Dar Al-Ulm, une nouvelle école de sciences islamiques. Pendant ce temps-là, les nationalistes d'Egypte gagneront du terrain surtout au sein de l'armée. La chute de Riad Pacha signifiera la fin d'Afghani et d'Abduh qui seront forcés à quitter l'Egypte. Au Caire un nouveau héros nationaliste nommé Ahmad Arabi fera son apparition. Nommé colonel puis ministre de la guerre, il organisera une rébellion armée contre les forces d'occupation Anglaises qui sera écrasée dans le sang, permettant à l'empire Britannique une occupation totale de l'Egypte. Ahmed Arabi s'exilera à Ceylan. Et comme il fallait s'y attendre, Mohamed Abduh se fera intermédiaire dans les pourparlers entre les nationalistes Arabes et l'Angleterre. Il ira même jusqu'à condamner la résistance armée des nationalistes Egyptiens et préconiser des négociations avec l'Angleterre.
Et en bipèdes se situant à un stade Darwinien primaire de l'évolution, vous avez surement immédiatement saisi l'importance de cette étape historique de la vie d'Afghani et d'Abduh car cette loyauté pour l'empire Britannique créera un système d'alliance entre islamistes et impérialistes de l'occident qui deviendra indélébile dans le temps. Ce jour-là, un lien de sang historique s'était créé entre islamistes et impérialistes qui survivra à l'épreuve du temps. Et l'exemple le plus frappant sera l'asile politique décerné à Rached G. par Londres malgré un casier judiciaire Tunisien étoffé en attentats terroristes et en meurtres sur la personne de citoyens Tunisiens. En espion de Ben Ali, j'ai suivi le parcours de Rached G. à Londres et les facilités que la Grande Bretagne a accordé à cet islamiste qui aujourd'hui vous gouverne, étaient on ne peut plus suspectes. Rached G. de sa base de Londres a même effectué des voyages aux Etats Unis et lors d'une conférence que cet islamiste a donné à Kansas City et que je consulte encore dans ma vidéothèque personnelle, il jure de créer un jour un Califat en Tunisie dont la constitution n'aura qu'un seul nom : la Chariaa.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 6)
L'histoire et un éternel recommencement et l'opposition d'Afghani et de Abduh au nationalisme Egyptien et leur lutte pour la création d'un état islamique en Egypte sera recréée dans l'histoire par la haine des frères musulmans pour Nasser en 1950, par la haine du Hamas pour l'OLP de Yasser Arafat, par le complot des islamistes Syriens contre Hafez Al Assad, par le complot des islamistes de Benghazi proches des frères musulmans d'Egypte contre Mouammar Kadhafi, et par le complot des islamistes Syriens aidés de l'occident contre Bashar Al Assad. Entre l'occident et donc le sionisme d'un côté, et les islamistes d'un autre côté, il existe une loyauté historique qui ne saura s'éteindre avec le temps.
Afghani sera un jour expulsé d'Egypte car accusé par les autorités d'avoir fondé une organisation clandestine massonique. Afghani et Abduh n'avait pas limité leurs activités à la théorie et à l'enseignement de l'Islam mais infiltré les sectes massoniques les plus bizarres de leur temps. Abduh sera exilé à son village natal tandis qu'Afghani quittera l'Egypte en 1879. Il se rendra d'abord en Arabie puis en Inde. Il se rendra ensuite à Paris où il sera rejoint par Abduh. Et c'est dans la ville lumière qu'Afghani et Abduh uniront leurs efforts qui culmineront en la création de ce qui sera plus tard l'organisation des frères musulmans.
En 1884, les deux hommes créeront un journal hebdomadaire intitulé « les liens insolubles ». Seulement dix-huit numéros seront publiés mais ceux-ci auront une grande influence, d'autant plus importante que ce journal sera encouragé par les services secrets Français de l'époque. Ce journal aura comme auteurs des penseurs islamistes originaires du monde entier et qui auront comme philosophie commune la création d'un Califat unique qui gouvernerait le monde entier. La publication de cet hebdomadaire sera subitement interdite par le gouvernement Français suite à quoi Afghani et Abduh se rendront à Londres.
Nous sommes à l'époque ou le Soudan connait une rébellion contre les forces de sa majesté la Reine d'Angleterre dont le meneur est un homme charismatique nommé Mohammed Ahmad et qui s'autoproclamera comme étant « Le Mahdi » c'est-à-dire un sauveur et le représentant d'un Islam puritain. En 1885, les forces armées du Mahdi se faisant appeler « Les associés du Prophète » feront subir une défaite cuisante au général Britannique Charles Gordon avant de l'assassiner et de prendre la ville de Khartoum. Afghani et Abduh proposeront aux Britanniques une stratégie de double jeu lors de laquelle ils prétendront être des alliés du Mahdi tout en maintenant des relations étroites avec l'Angleterre.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 7)
Et Afghani proposera aux Anglais de contrer cette révolte au Soudan par une révolution islamique étant donné que le « Mahdisme » selon lui, n'était pas le vrai Islam. Sa proposition sera rejetée par Londres et Afghani quittera pour la Russie tandis qu'Abduh se rendra à Tunis ou il prêchera la création d'un immense Califat unissant tous les musulmans et ayant comme autorité suprême le Coran. Un slogan assez fréquent et qui se trouve dans tous les sites web d'Al-Qaeda aujourd'hui. Ces mêmes sites web qui endoctrinent de jeunes cretinuches Tunisiens à se joindre au jihad en Syrie. Mais vous devez réaliser, honorables lecteurs de ce journal électronique, qu'à l'époque il s'agissait d'un concept nouveau puisqu'Afghani et Abduh lançaient un appel au monde musulman pour un renouveau de leurs sociétés selon un mode ayant appartenu aux anciens Califats. Et même si Afghani fut à cette époque quasi ignoré par Londres, son appel sera de façon posthume repris par T.E. Lawrence alias Laurence d'Arabie et son bureau d'espions Anglais du Caire, dans une stratégie fatale au monde Arabe et qui servira à mobiliser les musulmans les plus cruels dans la création d'un Califat qui se substituera à un empire Ottoman en plein effondrement.
Abduh regagnera le Caire à la fin des années 1880 à une époque où les nationalistes Egyptiens subiront des massacres des forces Britanniques. Abduh sera initialement déguisé dans les rues du Caire mais en 1888 et grâce à l'aide de Lord Cromer et de l'administration Britannique de l'Egypte, il recouvrera sa vie publique. Il s'agira donc d'une alliance historique entre un islamiste nommé Abduh, et Lord Cromer, symbole de l'impérialisme Britannique en Egypte.
Mais qui est ce Lord Cromer en qui Abduh aura trouvé un immense allié ?
Lord Cromer eut pour nom à la naissance Evelyn Baring, et les gueux que vous êtes ont probablement immédiatement deviné grâce cette immense culture générale qui vous habite, qu'il n'était autre qu'un des héritiers de la puissante Banque Baring de Londres. Plus tard, Lord Cromer deviendra contrôleur financier du bureau Anglais de la dette Egyptienne et s'installera en Egypte en 1883, après la répression Britannique qui poussera le héros nationaliste Ahmad Arabi à l'exil. Il sera nommé Consul Général et gouvernera l'Egypte d'une main de fer jusqu'en 1907. Abduh et Lord Cromer deviendront des amis très proches. Lord Cromer nommera Abduh à la mosquée Al Azhar. Il sera en charge aussi du journal officiel Egyptien et deviendra membre du conseil Législatif. En 1899 et donc deux années après la mort d'Afghani, Abduh sera nommé grand Mufti d'Egypte. Et donc cet homme deviendra en charge de l'interprétation de la loi canonique de l'Islam c'est-à-dire de la Charia, et approuvera les fatwas et les waqfs.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 8)
Parlons maintenant des années qui ont précédé la mort d'Afghani.
Pendant qu'Abduh devenait de plus en plus puissant en Egypte, Afghani était en Russie proposant à Moscou une stratégie de révolte en Inde qui affaiblirait l'empire Britannique. Ses offres seront rejetées par les Russes. Afghani quittera Moscou pour Londres et entrera en contact avec l'orientaliste de réputation mondiale, Edward Granville Browne.
Browne était un professeur diplômé de Cambridge et qui présentait comme avantages d'être proche de deux agents du MI6 qui auront une influence immense sur le destin des Arabes. Il s'agissait de Harry St. John Bridger Philby, alias Abdullah Philby, l'homme qui fera de la ville de Mecca un Vatican cruel de l'Islam (voir prochain Chapitre). Mais il y avait aussi T. E Lawrence, alias Laurence D'Arabie. Afghani connaitra aussi l'ambassadeur de Perse à Londres, Malka Khan.
Malgré ses immenses efforts pour rallier le monde musulman en un immense Califat, la carrière d'Afghani se finira par un échec. Il quittera Londres pour la Perse ou grâce aux recommandations de Malka Khan, il sera nommé ministre de la guerre puis ensuite premier ministre. Mais ses appels aux Mollahs Iraniens pousseront le Shah à l'arrêter et à l'expulser de Perse. Un Afghani malade et alité sera mené à la frontière Turque. Durant les deux années qui précèderont sa mort, Afghani s'attirera les foudres du sultan Turque Abdul Hamid mais en citoyen Afghan il bénéficiera de la protection Britannique. Il mourra de cancer en 1897. Le célèbre orientaliste Browne en fera un de ses héros dans son célèbre livre publié en 1910 et intitulé « La Révolution Perse ».
Les écrits d'Afghani seront repris par le journaliste islamiste Egyptien Rashid Rida dans son journal « Le Phare ». Ils seront soigneusement étudiés par les frères musulmans d'Egypte.
Quant aux Anglais, inspirés par les idées d'Afghani, ils débuteront une période coloniale au moyen Orient qui sera derrière la naissance de l'Arabie Saoudite Wahhabite.
L'Islam radical contemporain eut comme fondateur Jamal Eddine Al Afghani, un homme profondément manipulateur mais surtout un proche collaborateur de l'Angleterre coloniale. Les atouts de Jamal Eddine Al Afghani ont été pendant des décennies, sa capacité intellectuelle de manipuler l'Islam, de jouer un double jeu avec les puissances occidentales, et de retourner sa veste au moment opportun.
JAMAL EDDINE AL AFGHANI, TRAITRE DE L'EMPIRE BRITANNIQUE (CHAPITRE 9)
Devenus maitres en l'art de manipuler les peuples sous-développés et de les tourner les uns contre les autres, les Anglais sont arrivés à dominer le monde. Cette même stratégie se retrouve aujourd'hui dans le monde Arabe sauf qu'un autre facteur est omniprésent : il s'agit du sionisme.
Des agents du sionisme comme Bernard Henri Levy ont utilisé en Libye la même stratégie de manipulation Britannique des tribus et des peuples afin de les tourner les uns contre les autres. En Tunisie, des agents comme John McCain et autres envoyés de la CIA pro-sionistes ont eu accès aux rouages fondamentaux de la Tunisie post-révolution. Ils sont derrière la prise de pouvoir des islamistes Tunisiens que je prédisais un jour sur ce journal électronique sous forme d'un commentaire rejeté par vous tous.
Aujourd'hui, pour les puissances coloniales, il ne s'agit plus d'occuper des pays pour leurs réserves en hydrocarbures car cela fut accompli au début du siècle de façon irrévocable. Des pays riches en pétrole comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar fournissent leurs ressources énergétiques aux anciennes et aux nouvelles puissances coloniales tout en abritant d'immenses bases militaires. Il s'agit de pays a jamais colonisés.
La grande mission du monde occidental est plutôt aujourd'hui de protéger Israël dans son expansion à l'intérieur du monde Arabe. Les peuples Arabes sont ainsi infiltrés par des agents étrangers et Arabes qui font la promotion de la démocratie et des droits de l'homme. Il s'agit par exemple des représentants Tunisiens d'ONG appartenant à la CIA ou de Tunisiens et de Tunisiennes qui sont Lauréats multiples de prix des droits de l'homme Américains ou décernés par la gauche sioniste de l'Europe.
Les révolutions et la démocratie dans le monde Arabe ne garantiront qu'une seule chose : la prise de pouvoir irrévocable d'islamistes d'une violence inouïe et entrainés militairement par ces mêmes forces coloniales. Ces prises de pouvoir d'islamistes par des élections en apparence démocratiques n'auront pour effet certain que de diviser des pays qui fonctionnaient comme par miracle, en foyers de guerres civiles interminables opposant laïques et islamistes.
Les Tunisiens sans le savoir ont été le détonateur de la destruction du monde Arabe telle que programmée par des sionistes machiavéliques détenant les chaires des plus grandes universités Américaines et Britanniques.
Mais encore faut-il que ce peuple demeuré profondément sous développé et dépourvu de patriotisme et de dignité, réalise l'apocalypse qu'il est sur le point d'enclencher
F.M. alias JOHN WAYNE
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens
(Avril 1990 au 11 Janvier 2011)
Ancien Fonctionnaire aux Ministères des Affaires Etrangères et de l'Intérieur Tunisiens
(Avril 1990 au 11 Janvier 2011)
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